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jeudi 1 août 2013

This is Life : Témoignages à volonté !

Salut à tous !

Il y a quelque temps, j'ai lu cet article de La Rébellution, qui présente une nouvelle initiative de quatre jeunes de 18 à 21 ans : un site Internet de témoignages : This is Life.

Dans l'article, un des initiateurs du projet, Geoffrey, 21 ans, étudiant en BTS management des unités commerciales et chrétien depuis un an environ, explique qu'au moment de sa conversion, il ressentait un profond besoin d'entendre d'autres parler de leur vécu, raconter comment Dieu a agi dans leur vie quotidienne. De ce désir est né le désir, ensemble avec trois autres jeunes chrétiens, de créer un site adressé aux jeunes, croyants ou non, qui mette à disposition des témoignages de jeunes croyants de tous horizons, avec la possibilité pour les visiteurs de partager leur propre histoire. Le tout, avec un graphisme jeune et dynamique.

Le site est lancé aujourd'hui, c'est pourquoi j'ai eu envie d'en parler aujourd'hui aussi. Alors, après avoir regardé leur vidéo-annonce ci-dessous, je vous invite à y faire un tour et à vous régaler !

mercredi 19 juin 2013

Quentin : Miracle en 3 leçons

Salut chers lecteurs !

Lors d'une sortie ce week-end avec des amis du Groupe Biblique Universitaire, samedi soir lors d'une soirée autour du feu, une amie qui est responsable du GBU du campus d'Illkirch (campus décentralisé au nord de Strasbourg) a raconté que Quentin, un étudiant de son groupe, a eu un très grave accident de moto (il est passionné de moto) en avril, qui a failli lui être fatal. Suite à cet accident, les étudiants du GBU d'Illkirch se sont beaucoup mobilisés pour prier pour lui, passant parfois des journées entières dans le jeûne et la prière. Aujourd'hui, alors qu'il aurait pu rester handicapé à vie ou même mourir, toutes les blessures que Quentin a eues lors de cet accident sont guéries et il est sorti de l'hôpital sans aucune séquelle, sauf une fracture au poignet dont il se remettra rapidement.
En entendant mon amie, j'ai été frappée : ce Quentin, je le connais, je l'ai déjà vu plusieurs fois, nous avons beaucoup d'amis communs et j'ai chanté au son de sa guitare, lors d'une soirée chez une amie il y a deux ans il m'avait même raconté son histoire, mais... je n'avais pas du tout entendu parler de son accident ! Passé le premier choc de l'apprendre comme ça (et ma réaction sur le coup qui n'était pas vraiment appropriée et qui, je sais, a gêné plusieurs personnes présentes ce pourquoi je leur demande pardon), je réalise à quel point Dieu a protégé mon ami : qu'il soit encore en vie est un miracle ! Je n'ai donc plus qu'un seul regret : n'avoir pas pu, puisque je n'étais par au courant, participer à cette mobilisation dans la prière pour lui... même si je me rends compte que c'est facile de dire ça aujourd'hui que je connais le fin mot de l'histoire alors que si j'avais su mon inquiétude aurait sans doute été terrible, alors que cette année j'avais déjà franchement beaucoup de choses en tête.
J'ai parlé avec Quentin ce matin et il m'a aussitôt envoyé un témoignage qu'il a écrit sur ces événements. Je lui ai demandé si je pouvais le publier sur mon blog, en pensant qu'il n'accepterait jamais, mais à ma grande surprise il m'a même encouragé à le faire, avec son nom. Je le remercie et vous laisse donc lire son histoire.

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Introduction

Malgré mon jeune âge, j’ai dû affronter beaucoup d’épreuves, mais celle qui se produisit le 15 avril 2013 fût l’une des plus dures et des plus enrichissantes sur le plan humain et spirituel. Cette expérience m’appris trois choses.
• La première mes frères et soeurs, c’est que : la prière ça marche ! ça marche et c’est une arme redoutable contre l’ennemi. Dieu vous entend et vous entendra toujours.
• La deuxième concerne l’engagement, quand vous prenez une décision avec Dieu, vous devez vous y tenir. Quand vous sentez au plus profond de votre coeur que c’est la bonne chose à faire… faites-le, et ne vous laissez pas abuser par quelques tours que vous joue l’ennemi. Car le diable peut facilement vous détourner du bien, il est le père du mensonge et du mal, il ne faut jamais l’oublier.
• Et pour finir, j’ai enfin compris le verset qui dit « honore ton père et ta mère » (Marc 7, 9-10) cela ne signifie pas ramener de bonnes notes ou être poli, être présent à noël et pour les anniversaires, NON, cela signifie qu’il faut arriver à créer une relation avec eux. Les respecter et les aimer, autant que tu te respectes et autant que tu t’aimes. N’insulte pas tes parents et ne les maudit pas quand ils te privent de sorties ou quand ils te punissent car tout ce qu’ils font c’est pour ton bien.
Contrairement à la plupart de mes amis je n’ai pas été élevé dans le « cocon » chrétien. Ma perception de Dieu s’arrêtait à un vieux bonhomme avec une longue barbe blanche. Je ne connaissais ni Jésus, ni la Bible, ni même l’espoir d’une vie après la mort.
Cependant une personne, Thomas Arnoldy, planta une graine dans mon coeur et le saint esprit la fit grandir. Et petit à petit je découvris qui était Jésus et ce qu’était la foi. Mais je m’égarais à vouloir devenir un « bon » chrétien, car en vérité j’étais loin de connaître la grâce et l’amour de notre Père. Je continuais à pécher et je suis devenu « un chrétien du dimanche », je n’avais pas de vraie relation avec Dieu et je ne produisais que peu de fruits.
Certaines personnes sages apprennent sans qu’elles aient à souffrir… ce ne fut pas mon cas. Ce 15 Avril 2013 à environ 16h de l’après-midi j’eut un grave accident de moto et malgré toutes mes blessures Dieu me garda en vie et je suis devenu, pour mon entourage, un miraculé.

Chapitre 1 : l’accident
La météo annonçait une magnifique journée. L’occasion rêvée de sortir la moto avant mon grand départ, car je devais effectuer un stage au Canada dans le cadre de ma formation à l’université. Je partis donc avec une amie sur les routes sinueuses des cols de montagne d’alsace. Une grande courbe se présentait devant moi. Comme tout bon motard, j’attaque cette courbe pour atteindre le point de corde et ressortir rapidement, la route était propre et aux vues du virage qui se présentait à moi je n’excédais pas les 90 kilomètres/h, mais au moment de sortir de ce virage un motard est venu en face, distrait, je ne fis plus attention à mon allure et j’arrivais beaucoup trop vite pour le virage suivant, j’essaie donc de freiner de l’arrière mais ma roue se bloque, et la moto commence à chasser, tout se passe très vite. Je n’ai pas le temps de réaliser que je vais tomber que je suis éjecté de la moto et projeté de face sur un rocher. Et c’est là que Dieu fit sa première apparition, car je ne pris pas le rocher de dos, ce qui m’aurait probablement rendu paraplégique ou tétraplégique, ni sur la tête, ce qui m’aurait probablement tué, mais bien de face au niveau du torse.
Je suis resté inconscient quelques temps… puis, je me suis réveillé et je commençais à ressentir un mal si fort que je ne pouvais rester muet, j’appelais à l’aide mais personne ne m’entendait, mon amie qui me suivait avait pris un peu de retard, elle ne put voir mon accident et ne me vit pas dans le fossé plein d’eau dans lequel j’étais allongé.
Puis je vis quatre personnes, une femme et peut être son mari qui ont prévenu les pompiers, elle plaça une couverture de survie sur moi le temps que les pompiers arrivent, il y avait aussi deux hommes, l’un d’eux était à ma tête l’autre près de mon torse et mes jambes. Ce fut les plus longues minutes de ma vie, je ne le savais pas encore mais j’avais 3 cotes cassées, le poumon perforé, la rate, le rein et le foie gravement endommagés ainsi qu’une fracture du poignet.
Je ne pouvais respirer dans ce fossé, sa forme comprimait ma cage thoracique. Je voulais me dégager, mais les personnes autour de moi m’en ont empêché, de peur que je ne me fasse encore plus de mal.
Alors un homme vint au-dessus de moi, il était de carrure moyenne, il passa sa main dans mon dos et me souleva légèrement pour que je puisse respirer. Au moment de l’accident je pesais 98kilos pour 1m80 et cet homme me teint jusqu'à l’arrivée des pompiers. Mes frères et soeurs je ne vois pas d’autres explications, Dieu lui a donné la force de me soutenir, avec un bras, pendant plus de dix minutes ; cet homme me souleva pour que je ne m’étouffe pas.
Une fois les pompiers arrivés, je leur parlais un maximum pour leur dire ou j’avais mal pour qu’il puisse m’emmener rapidement et que ce cauchemar finisse mais en vérité tout ne faisait que commencer.

Chapitre 2 : l’arrivée à l’hôpital
Les pompiers ont découpé mon jeans, mon blouson, mon tee-shirt et mon casque et ils me mirent comme ils purent dans l’ambulance et on me donna un calmant pour que je souffre moins, le trajet fut long et douloureux, mais je restais conscient jusque sur la table d’opération où je suis tombé dans le coma. La priorité pour les médecins était de déterminer les traumatismes dont j’étais victime. Ils m’ouvrirent sur 30 cm et ils m’ôtèrent la rate, ils n’ont touché ni au rein ni au poumon ni au foie car leur seconde mission était d’arrêter les multiples hémorragies qui venaient de se déclarer, et encore une fois Dieu est intervenu, car la chirurgienne me sauva in extrémis, elle même se demandant comment cela était possible ?
Je suis persuadé que Dieu guida ses mains, car ce n’était pas dans le plan de Dieu que je meurs. Je fus amené en réanimation, j’étais intubé et 6 tuyaux sortaient de mon corps. Mon torse et mon ventre étaient gravement touchés, mais déjà les médecins me trouvaient extrêmement chanceux de n’avoir, ni perdu mes jambes, ni mes bras, ni ma tête, aux vues des circonstances de l’accident. Dieu est bon et il m’a rappelé à lui, à ce moment je ne vis pas encore le plan de Dieu, d’ailleurs encore aujourd’hui je ne le vois pas complètement mais je remercie Dieu de m’avoir permis de garder mes jambes et mes bras.
Je suis resté un ou deux jours dans le coma et à mon réveil je vis ma mère, qui a eu la peur de sa vie.
La pire souffrance que peut endurer un parent est de devoir enterrer son enfant et nous n’étions pas loin de cette réalité, voilà pourquoi ma mère eut si peur. Grâce à Dieu nous avons des amis, croyants et non croyants, et… croyez le ou non… mais même les non croyants se sont mis à prier. J’ai fait peur à beaucoup de monde et à travers ces quelques lignes je m‘en excuse, mais c’était un passage nécessaire pour que je grandisse dans la foi.

Chapitre 3 : Le service de réanimation et des soins intensifs
Je suis resté longtemps en réanimation et je fis quelques allés retours entre le service des soins intensifs et la réanimation, j’eu trois chambres et à chaque fois je ne revenais pas en forme. Les places en réanimation sont très demandées, donc quand un patient va un peu mieux, on le transfert dans le service des soins intensifs. Je ne fus pas transféré tout de suite car en sortant du coma je n’étais pas encore stable, je suis donc resté encore plusieurs jours en réa.
Il était maintenant impératif de soigner mon poumon, je ne suis pas médecin mais je vais tenter de vous expliquer ce que je devais faire chaque jour. J’avais des exercices de respiration à faire, et plusieurs fois par jour, on me branchait à une machine qui obligeait mes poumons à se gonfler et à se dégonfler complètement. Pendant 1h je devais subir ce traitement. Cette méthode me permettait de sortir toute l’eau et les impuretés emmagasinées. La machine était reliée à un masque qu’on me mettait sur la tête, c’était très désagréable, et après chaque séance j’étais épuisé. En plus des antibiotiques, ce traitement devait « guérir » mon poumon.
Je ne dormais pas beaucoup la nuit, car j’avais beaucoup de fièvre. Pendant plus de 10 jours ma fièvre oscillait entre 38 et 40, on me donna des poches de glace pour me refroidir, je me réveillais en pleine nuit paniqué à l’idée de partir dans mon sommeil. Il m’est même arrivé de me réveiller ne sachant plus ou je me trouvais et cette nuit-là, Dieu a organisé les choses pour que je n’aggrave pas mon cas, car cliniquement il m’était impossible de me lever de mon lit d’hôpital… pourtant, à environ 2h du matin, je me suis réveillé complètement perdu et désorienté, je me suis dressé sur mon lit d’hôpital et je commençais à tirer sur les câbles et les tuyaux… une infirmière, exactement à ce moment, m’aperçut à travers une petite fenêtre, elle s’empressa de venir près de moi, de me rassurer et de me rallonger.
Je continuais à ne pas dormir, à souffrir et mon moral commençait sérieusement à baisser, quand une nuit…J’aperçus Jésus, il était là…sur le mur de ma chambre, avec trois cercles au dessus de sa tête, je ne sais pas encore à quoi correspondent ces cercles, il me souriait et juste à coté de lui une croix s’était formée avec les lumières de tous les appareils qui se trouvaient derrière mon lit. A ce moment je sus que je n’étais plus seul.
Après une nuit difficile j’aperçus souvent un petit signe de Dieu, un oiseau sur une branche près de ma fenêtre ou un rayon de soleil qui rentre dans ma chambre juste sur ma main et qui me réchauffait le corps et surtout, qui me réchauffait l’âme. Grâce à Dieu et aux prières de tout le monde je tenus bon. La chaine de prière était si grande, en Alsace en Moselle en Belgique au Canada, en Australie, beaucoup de monde pensait et priait pour moi. C’est la le premier point que j’aimerais que vous reteniez.
La prière ça marche, car il est dit "Ainsi, comme nous savons qu'il nous écoute quand nous lui présentons une demande, nous savons aussi qu'il nous accorde ce que nous lui demandons." 1 Jean 1.15
C’est vrai que parfois on se dit « au final je parle tout seul », « Est-ce qu’il m’entend vraiment ? ça va marcher ou pas ? Bon allez je le fais pour avoir bonne conscience… » Croyez-moi mes frères et soeurs, la prière ça marche car dès que je devais subir quelque chose, la douleur était là mais elle restait supportable. On m’ a mis ce masque de respiration qui me comprimait le visage, on m’ a placé un cathéter au niveau de l’artère fémorale alors que j’étais conscient, on m’ a fait des points de suture à vif…et j’en passe. Toutes ces épreuves, tout ça je l’ai surmonté, avec douleur certes, mais une douleur bien moins importante que la normale, et tout cela, c’est grâce à toutes ces prières qui sont montées vers Dieu, il vous a entendu mes amis, Merci à vous de l’avoir fait. Cependant attention, Dieu n’est pas un magicien qui exauce vos voeux, il ne s'agit pas d'insérer votre prière dans une bouteille, de frotter un peu et de recevoir tout ce que vous voulez. Si toutes nos prières étaient exaucées, nous serions de vilains enfants gâtés. Dieu a une vue d’ensemble, ce qui nous semble bon pour nous sur le moment, ne l’est finalement peut être pas si on connaissait l’ensemble du dessein.
Dieu sait ce qui est le meilleur pour nous, et pas nous. Il est écrit dans 1 Jean 5.14 : "[...] si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute". Remarquez l'expression "selon SA volonté". Notre attitude dans la prière doit suivre l’exemple de Jésus qui a dit "[...] Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui soit faite" (Luc 22.42). C’est un Dieu tout puissant, il te répondra, viens à lui simplement.
Plusieurs jours se passent et mon état commence à se stabiliser. Je pars donc en soins intensifs ou je ne reste que quelques heures, car mon état s’est dégradé tout de suite. J’attrape un germe qui engendre une infection au poumon en plus de tout cela, avec le transport et étant très faible, je tombe malade. Bronchite et infections diverses s’attaquent à moi et mes deux poumons finissent par être touchés, ce qui engendre une carence en oxygène et si cela persiste je pourrais mourir.
On me redescend en réa. Lorsque mon cerveau était sur le point d’être touché, ma saturation en oxygène se mit à remonter avec, bien sur, l’intervention des chirurgiens. J’étais dans les vaps à ce moment-là donc je ne peux que vaguement vous raconter mon deuxième passage près de la mort. On pourrait dire « Ouah il a eu de la chance heureusement que les médecins étaient là » oui bien sur, heureusement que les médecins étaient là, mais Dieu mit son grain de sel, car c’est un infirmier qui prit la décision de me redescendre en réa. Il ne savait pas quoi faire, et il eut la conviction que je ne devais pas rester la, il suivi son instinct et me transféra. Il ne savait pas encore que j’avais un grave problème.
Et c’est reparti pour la réanimation, où mon état se stabilise à nouveau au bout de quelques jours, on prend donc la décision de me retirer le drain thoracique. Toujours des nuits difficiles et des examens à n’en plus finir plus douloureux les uns que les autres.
Je repars en soins intensifs. 2 jours se passent, et tout semble bien se passer, sauf la fièvre qui refuse de baisser. On m’autorise à boire et manger, en petites quantités. On me retire encore quelques tuyaux : il ne me reste plus que le cathéter. Mais le 3ème jour, une hémorragie au niveau du rein se déclare, en quelques minutes une dizaine de médecins et d’infirmières se retrouvent autour de moi, pourtant je reste très calme en leur disant que tout va bien et que je me sens bien, seulement je perds énormément de sang, je deviens blanc et je commence à avoir froid, les médecins baissent le lit pour mettre la tête en arrière (afin que le cerveau reste irrigué, je suppose) je me mets à trembler, je regarde l’infirmière au-dessus de ma tête…et je lui demande… si je vais mourir. Je vois tout au ralenti, je sens que les dernières forces qu’il me reste m’abandonnent, les médecins tentent de compenser la perte de sang, par plusieurs perfusions de sang. Le troisième passage près de la mort est arrivé, on m’emmène au bloc le plus vite possible. Je vois le médecin à ma tête qui court avec les brancardiers, quand tout à coup, une énorme douleur dans le bas ventre me fait hurler de douleur, on me rassure en me disant qu’on va me donner des calmants et que le bloc est proche, mais cette douleur est insupportable. J’ai froid, j’ai mal, je tremble et sur le moment une pensée traverse mon esprit : mais pourquoi Dieu m’inflige encore cette épreuve ? Les médecins m’opèrent à nouveau et à mon réveil on m’annonce que j’ai un hématome au niveau du rein, que mon rein est complètement ouvert en deux, mais que par un incroyable miracle, il fonctionne toujours et par conséquent ils ne me l’ont pas retiré.
« Le risque zéro n’existe pas ! » me dit une infirmière ce qui signifie que je peux refaire une hémorragie à n’importe quel moment. Je retourne en réa pour la dernière fois.
Les journées sont longues et le moindre effort me fatigue, je sais aujourd’hui que si Dieu a permis que toutes ces choses se passent c’est que je n’étais pas près et que je devais encore apprendre de cette expérience.
Un jour, une connaissance vient me rendre visite, il faut savoir qu’en réanimation c’est pas évident de rendre visite à un patient… en plus, j’étais en isolement ce qui signifie, se laver les mains avant d’entrer dans la chambre, masque, gants, blouse et, chaque visiteur devait dire si il était de la famille ou non et on me demandait si j’acceptais de voir cette personne. Cette fois-ci on ne me demanda rien du tout ! Et cette connaissance pût rentrer sans difficulté. Elle pût rentrer aussi facilement car Dieu le permit. Elle avait un message pour moi, et c’est l’objet du deuxième point dont je vous ai parlé dans l’introduction.
Elle me parla de l’engagement que l’on prend avec Dieu. Quand elle eut fini j’eut compris qu’un engagement avec Dieu ne se brise pas. J’avais décidé de vendre la moto pour éponger une dette de famille et je sentais au plus profond de moi que c’était vraiment la bonne chose à faire. Mais par un concours de circonstances, il se trouve que cette vente fût reportée encore et encore et que pour finir je l’ai totalement oubliée.
C’est le deuxième point important à retenir, quand Dieu nous ouvre des portes, ne réfléchissons pas, il faut foncer. Quand vous sentez au fond de vous que c’est la meilleure chose à faire, faites-le. Ne reculez surtout pas, ne vous laissez pas distraire par l’ennemi qui trouvera toujours un moyen pour vous détourner du chemin que Dieu ouvre devant vous, car c’est dans l’intérêt du Diable que vous vous plantiez et que vous trébuchiez. C’est un combat que nous menons, il ne faut pas l’oublier. C’est parce que chaque jour nous décidons de nous montrer bon et de nous détourner du péché en le considérant comme « l’ennemi public numéro un » que notre relation avec Dieu va grandir encore et encore et que nous porterons de bons fruits. Il est écrit "Je peux tout en celui qui me rend puissant." Philippiens 4.13, n’oubliez jamais cela. C’est Dieu qui nous donne la force nécessaire pour surmonter nos épreuves, voilà pourquoi nous devons nous confier en lui en toutes circonstances.
Il faut imaginer le péché comme un mur et chaque péché commis représente un parpaing que nous déposons pour construire ce mur entre nous et Dieu, le ciment étant le Diable, plus ce mur sera petit, plus nous serons fort face à l’adversité et moins le Diable aura d’emprise sur nous.
Les journées passent et mon état reste à peu près stable. On me transfère en soins intensifs, mon moral est à nouveau au plus bas. Je reçois de la visite, ma famille, mes amis, mais aussi des gens auxquels je ne m’attendais pas du tout, comme certains de mes professeurs. Je reçois des cartes postales, mes amis se sont cotisés pour m’acheter une petite station pour écouter de la musique, je lis la bible, je prie et encore une fois avec l’aide de notre Père je remonte la pente. J’ai perdu 12kilos et il est urgent que je m’alimente. Encore avec le soutien de ma mère et la grâce de Dieu, je remange tout doucement.

Chapitre 4 : Guérison
Je ne le savais pas encore, mais il me restait une chose à apprendre. Ce fut ma mère, ma courageuse maman, qui m’apporta cette dernière révélation. Comme chaque jour elle venait me voir à l’hôpital, elle me ramenait des petites douceurs et prenait soin de moi autant qu’elle le pouvait. Un jour, je la vis arriver avec un sourire si resplendissant qu’il semblait presque contagieux, elle me dit « mon chéri j’ai quelque chose à te raconter, une chose extraordinaire qui m’est arrivée hier soir !». Ma mère me raconta sa rencontre avec Dieu. Dieu avait un dernier message pour moi : celui d’aimer et d’honorer mon père et ma mère, en créant une relation avec eux, en ne les reniant pas, mais en leur transmettant cette joie que Dieu a mis dans mon coeur. Un fossé énorme s’était creusé avec le temps entre moi et mes parents, surtout entre moi et ma mère. Ce jour-là, Dieu décida qu’il fallait combler ce vide. «Honore ton père et ta mère» ne signifie pas seulement les aimer, il faut aussi les respecter.
Cette différence de génération ne doit pas être un obstacle mais plutôt un pont pour connaître mieux l’autre et franchir ce fameux « fossé ». Il arrive que parfois, nos parents nous aient déçus. N’oublions pas que, comme nous, ce sont des créatures de Dieu, des Hommes, qui sont fait de chair et de sang et la chair est faible. Tout comme nous, ils ont le droit à l’erreur, ne leur tournons pas le dos parce qu’ils nous ont déçu, car Dieu nous enseigne à pardonner. Matthieu 18.35 « C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur ». Pardonnez et vous serez pardonné. Montrons-nous plus malin et dépassons le stade de la rancoeur. Créons des liens et aimons d’un amour inconditionnel, comme Jésus à notre égard, car la famille est un cadeau que Dieu nous fait, ne le détruisons pas. Voilà le dernier point à retenir, voilà le dernier message que Dieu a pour nous.
Pour finir, c’est les yeux pleins de larmes que ma mère conclut par « il m’a fallu 53 ans pour le rencontrer… Mais maintenant c’est fait… et je suis heureuse». J’avais enfin compris tout ce que Dieu voulait me montrer et m’apprendre…6 jours plus tard, je suis sorti de l’hôpital.

Conclusion
N’oublions jamais que Dieu est grand et que même dans le malheur, il ne veut que notre bien si nous demeurons en lui.
Je suis la preuve vivante de la grâce de Dieu. J’aurais pu finir tétraplégique ou j’aurais même pu mourir, mais Dieu me garda en vie, pour que j’apprenne et peut-être pour que je transmette cette expérience. Que par cette histoire, certains puissent ouvrir leurs yeux et surtout leurs coeurs à notre père, qui ne demande que cela, car il nous aime.
A toi la Gloire Notre Dieu.

mercredi 29 mai 2013

Alexis Masson, philosophe, sur Epistheo : connaître Dieu par la raison

Bonjour à tous ! Mon blog était en standby depuis quelque temps, pour cause de mémoire de fin d'études à terminer. J'ai rendu mon mémoire ce matin et ai donc maintenant plus de temps pour mes occupations habituelles.

Voici donc un article prévu depuis longtemps déjà. Dans cet article, je voulais vous présenter un ami, Alexis Masson, et son site : Epistheo.com. Alexis est diplômé en philosophie de l'Université de Strasbourg. Au début de ses études de philosophie, il était athée militant, nihiliste, et ne faisait aucun cas de la foi chrétienne qu'il considérait comme irrationnelle et tout juste bonne pour les faibles d'esprit. Sa rencontre avec un camarade de promo chrétien et ses discussions avec cet ami lui font découvrir la réalité d'un christianisme intellectuellement beaucoup plus respectable qu'il ne l'aurait pensé. En 2005, il se convertit finalement à Jésus-Christ à la suite d'une expérience spirituelle. A la suite de sa conversion, il se met à étudier les rapports entre la foi chrétienne et la raison. Alexis a d'ailleurs servi de relecteur pour mon article précédent, je le remercie de ses conseils.
Epistheo, jeu de mots grec signifiant "connaître Dieu", est le fruit de ce travail. Il s'agit d'une émission radio hebdomadaire, diffusée sur plusieurs radios locales (en Alsace et dans le Territoire de Belfort). Chaque émission aborde une question relative à la foi chrétienne d’un point de vue philosophique.
Le format est court, vivant et accessible, permettant d’informer les auditeurs sur des questions qu’ils se sont probablement déjà posés : peut-on prouver l’existence de Dieu ? Pourquoi Dieu a-t-il créé l’univers ? Pourquoi Dieu permet-il le mal ? Comment peut-on comprendre la Trinité ?
Le site Internet permet de découvrir les thèmes traités dans cette émission.
Dans cette vidéo, Alexis raconte sa propre histoire, comment il a lui-même découvert Dieu. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à explorer son site, plein de réflexions de qualité.

vendredi 23 novembre 2012

Philippe Roser, DNA/Rue89 : Une prière pour des affaires

Bonjour à tous !

Fin de la semaine dernière, la presse régionale alsacienne (d'abord dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, repris par Rue89 Strasbourg avec des échos très positifs à chaque fois) a publié l'interview de Philippe Roser, un chef d'entreprise de la région de Saverne qui témoigne sans détours que son entreprise a été sauvée de la crise économique... grâce à Dieu ! Ce patron croyant, impliqué dans le réseau "Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens", raconte comment il a choisi de mettre Dieu aux commandes de son entreprise et explique les principes qu'il tire de sa foi et de la lecture de la Bible pour sa vie professionnelle et ses choix d'entrepreneur. Cette interview m'a touchée, je la partage donc ici.

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Philippe Roser, chef d'entreprise (Photo : DNA)
Il en est convaincu : Dieu a sauvé son entreprise de la crise. Depuis, il prie au boulot tous les jours et avant chaque décision importante. Membre de l’antenne savernoise d’Entrepreneurs et dirigeants chrétiens avec une douzaine de confrères, Philippe Roser témoigne d’un quotidien qui concilie foi et business. Ou comment Dieu sauve le monde… des affaires. Dans le hall d’entrée de la société R & D Project Managing, à Dossenheim-sur-Zinsel, pas de croix ni de citation biblique. Aucun signe « ostentatoire. On n’est pas dans le démonstratif. » Rien ne laisse croire qu’ici, le big boss, c’est Dieu.

Âgé de 47 ans, Philippe Roser a fondé l’entreprise en 1996, rejoint ensuite par ses deux frères.
À la tête de 20 salariés, les trois frères Roser exportent dans le monde des solutions pour l’automatisation de processus industriels dans les secteurs agro-alimentaire, biomédical ou automobile, pour un chiffre d’affaires de 4M € en 2011. Joli résultat pour une société qui, en 2009, a failli succomber face à la crise économique, et qui se prépare aujourd’hui à investir 300 000 € pour doubler sa capacité de production. Un miracle ? Philippe Roser en a la certitude : pour lui, après sa « conversion » fin 2009, Dieu a sauvé R & D.

Membre de l’antenne savernoise d’Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) – créée fin 2011 et septième du type en Alsace, pour 230 antennes en France, elle regroupe des dirigeants catholiques et protestants –, il dit ce que la foi fait à sa boîte au quotidien.

DNA : Vous dites que c’est la crise économique qui a conduit à votre « conversion ».
Je suis né à Weislingen dans une famille chrétienne, mais je n’étais pas attiré par ça, contrairement à mes deux frères. En 2008-2009, ça a été une période très difficile pour l’entreprise, on a failli mettre la clef sous la porte. J’avais beaucoup de pression et de questionnements : est-ce que j’ai bien fait de créer mon entreprise, comment je vais continuer à faire vivre mes salariés ? À Noël, mon frère m’a prêté un livre : ça a été un virage à 180 degrés. Je me suis rendu compte que Dieu n’était pas seulement dans la vie privée, mais aussi dans la vie professionnelle, là où on passe le plus clair de notre temps.

Et ça a changé quelque chose ?
On a prié, on a clairement mis notre entreprise dans les mains de Dieu, comme un contrat. On a tenu encore six mois, puis les commandes sont rentrées, dans un volume jamais vu. Ça nous a permis de sortir du rouge sur le bilan de l’année.

Depuis, comment ça se passe au quotidien ?
Chaque jour, nous remettons notre entreprise à Dieu par la prière, avant un coup de fil, le matin en salle de réunion, chacun pour soi ou les trois frangins ensemble. Quand nous avons un rendez-vous, on prie pour que ça se passe bien. Quand il y a un problème ou une décision stratégique à prendre, on se réfère à la Bible, notre manuel d’utilisation. On prie, on médite et on attend la révélation. Mais ce n’est pas de l’attentisme béat, c’est pratique et concret. »

Qu’en disent les salariés ?
Ça a été clairement annoncé en réunion avec l’ensemble des salariés. Nous sommes ouverts à leur faire partager ça, mais il faut que ça vienne d’eux. On est très attentifs à ne pas aller trop loin pour que personne ne se sente obligé ou mal vu.

Cela n’implique-t-il pas des préférences à l’embauche ou pour les promotions ?
Pas du tout. Ceux qui partagent nos opinions ne sont pas mieux vus que les autres. Les embauches sont faites selon les compétences et les qualités humaines, sans étiquette religieuse : on a déjà eu des salariés musulmans. Moi-même, je suis protestant, mais je préfère aller dans le sens des églises primitives, où il n’y avait pas d’étiquette. Ce qui est clair, par ailleurs, c’est qu’on est disponible pour nos salariés s’ils sont dans une détresse quelconque.

Comment un chef d’entreprise chrétien envisage-t-il le business ?
On doit être exemplaire. Payer les impôts, ne pas chercher à tromper l’État. Les pots de vin, les enveloppes pour qu’une commande soit passée, c’est niet. Il y a aussi un certain nombre de choses que je ne fais plus : je suis incapable de mentir, même par omission. On ne cherche pas non plus à démolir nos concurrents. C’est à nous de faire pour être meilleurs.

Dans un monde des affaires parfois féroce, ne risquez-vous pas de passer pour un enfant de chœur ?
C’est une question de confiance. On se dit que Dieu éclairera notre client.

Qu’en est-il du rapport à l’argent ?
C’est l’amour de l’argent que Dieu condamne. S’il n’y a plus de richesse, comment est-ce qu’on fait tourner un pays ou des entreprises ? C’est hypocrite que de ne pas chercher à gagner de l’argent, parce que plus on en a, plus on peut en donner. Et quand on en a, il faut donner.

Finalement, la foi, ça vous rapporte ?
À titre personnel, indéniablement. L’objectif, nouveau pour moi, est aussi d’apporter autant aux autres. À titre financier, je peux dire que je vais mieux qu’il y a deux ans et que l’entreprise va mieux qu’il y a deux ans.

EDC, est-ce un réseau ? Et y a-t-il un côté sectaire ?
Un réseau, pourquoi pas. Quand on fait partie d’une association où la solution se trouve, on ne va pas la chercher à l’extérieur. Et tous les moyens qui sont mis en œuvre sont légaux et honnêtes. Par ailleurs, EDC est multi-confessionnel et n’est pas sectaire du tout : on n’oblige personne. Notre objectif, c’est de véhiculer des valeurs. Il n’y a vraiment rien de caché, tout est visible et ouvert. Chez R & D, les profits restent majoritairement dans l’entreprise. Ils vont aussi vers les salariés par l’intéressement, vers des dividendes pour les actionnaires. Pour partie aussi, ils vont en dehors, sous forme de dons. Pas pour une étiquette d’église, mais pour une action ponctuelle, au profit d’une association ou d’un mécénat d’artiste, qui nous est révélée par Dieu d’une manière ou d’une autre.

mercredi 25 mai 2011

Ibrahim ben Ali

Salut tout le monde !

J'ai réagi dans mon dernier article à la mort d'Oussama ben Laden. Cet événement est le dernier épisode de l'histoire des relations toujours complexes entre les États-Unis et l'islam, entre attachement à la liberté religieuse pour tous et vision de l'islam comme une menace pour la démocratie et la culture occidentale. Des premiers colons musulmans du temps des Pères Fondateurs qui se sont très bien intégrés et ont participé à la construction de la nation américaine, aux conflits entre Américains d'origine turque et grecque au XIX° Siècle, aux mouvements musulmans afro-américains souvent violents pendant la lutte contre la Ségrégation (comme les Black Panthers ou la Nation of Islam), à la guerre contre le terrisme, aux discours élogieux de Barack Obama sur la nature pacifique et tolérance de la religion musulmane, tout montre que de tous temps, aux États-Unis, l'islam a existé, et à la fois fasciné et effrayé. Et ces deux tendances se manifestent encore aujourd'hui, avec d'un côté une volonté, y compris parmi les chrétiens américains, d'ouvrir la société américaine aux valeurs de l'islam et de permettre une meilleure intégration des minorités musulmanes récemment immigrées, de l'autre des mentalités dans certains milieux qui considèrent l'islam comme une religion violente par définition.

On pourrait écrire des pages sur la sociologie de l'islam aux États-Unis et sur les rapports, parfois cordiaux, d'autres fois tendus, souvent contradictoires, entre l'islam et la société américaine. Mais ce n'est pas mon but dans cet article. Les tout premiers musulmans américains étaient des colons turcs, venus de ce qui était à l'époque l'Empire ottoman... mais ce qui est beaucoup moins connu, c'est qu'un des tout premiers Turcs-Américains, Ibrahim ben Ali, était... chrétien, un ex-musulman converti à Jésus-Christ !

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Ibrahim ben Ali est né 1756 en Turquie, près d'Istanbul, dans une famille riche et respectée. Son père était un musulman pieux, sa mère une chrétienne grecque, ancienne esclave que le père d'Ibrahim avait affranchie pour l'épouser. Son père lui a enseigné le Coran et appris à craindre Allah et à vivre en bon musulman. Dans sa jeunesse, Ibrahim était musulman pratiquant et sincère, et à 13 ans il a fait la hadj, le pèlerinage à La Mecque obligatoire dans l'islam. Il a aussi pris trois épouses, Halima, Fatima et Aïcha.

Grâce à l'influence de son père, le jeune Ibrahim a été nommé capitaine des Janissaires, un corps d'élite dans l'armée de l'Empire ottoman qui avait le rôle de la garde personnelle du Sultan. De plus, ses études lui ont permis de devenir médecin. Un bel avenir semblait s'ouvrir devant lui dans sa patrie.

Mais un jour, tout a basculé : après 5 ans de service, deux de ses compagnons Janissaires ont été assassinés et il s'est retrouvé accusé à tort du meurtre. On lui donna 5 jours pour fournir les preuves de son innocence, le sixième jour il mourrait. Mais alors que les 5 jours étaient passés, la nu
it avant son exécution, il a vécu une expérience qui a transformé sa vie : en prison avec lui, il y avait un vieil esclave espagnol, qui lui a expliqué le message de l'Évangile chrétien et l'a encouragé à ne pas mettre sa confiance en l'islam et en Muhammad. "Devenez chrétien, recommandez votre âme à Dieu par Jésus-Christ, et il vous sauvera pour la vie éternelle", telles étaient les paroles de l'esclave. Et c'est ce que fit Ibrahim : plusieurs fois pendant cette nuit fatidique, il appela à Jésus pour qu'il le sauve. Le lendemain matin, le geôlier est venu le voir pour lui annoncer son acquittement : deux autres soldats venaient de confesser le crime. Ibrahim n'a jamais oublié cette nuit, il savait que c'était Jésus, le Dieu vivant, qui l'avait sauvé. Tout en continuant à servir comme médecin et comme officier dans l'armée de l'Empire ottoman, il est devenu chrétien et a commencé à proclamer sa foi autour de lui. Jamais il n'est retourné à l'islam.

Plus tard, pendant une guerre entre la Russie et
l'Empire ottoman, Ibrahim a été fait prisonnier à St-Pétersbourg, en Russie, où il passa 2 ans. Finalement, grâce à l'aide d'une femme influence qui avait recouvert la vue grâce à ses soins médicaux, il a pu être libéré, mais comme les circonstances politiques ne lui permettaient pas de retourner en Turquie, il a voyagé jusqu'au Danemark, puis Liverpool et Angleterre, puis finalement en Irlande, où il a rencontré le théologien Adam Clarke (cf photo). C'est Adam Clarke qui a baptisé Ibrahim et les deux hommes sont devenus des amis très proches. Ils ont vécu ensemble à Dublin en Irlande, puis pendant 2 ans à Liverpool, et enfin pendant plusieurs années à Manchester. Puis, Ibrahim a finalement décidé de prendre la mer pour s'installer aux États-Unis, ce nouvel État qui venaient de déclarer leur indépendance et offrait une nouvelle patrie à tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, désiraient commencer une nouvelle vie.

Arrivé aux États-Unis, Ibrahim s'est installé dans la ville de Philadelphie en Pennsylvanie, où il s'est marié une nouvelle fois avec une chrétienne baptiste américaine et a ouvert un cabinet de médecin. Vers la fin de sa vie, il a déménagé à Baltimore, dans le Maryland, où il est mort d'une épidémie de fièvre jaune. Il est considéré jusqu'à aujourd'hui comme un pionnier de la communauté turque américaine.

NB : Je n'ai pas trouvé de portrait d'Ibrahim ben Ali lui-même, alors j'ai illustré l'article par plusieurs oeuvres d'art ottoman, que je trouve magnifique.

jeudi 21 avril 2011

El clasico - Real Madrid vs FC Barcelone Barça : 2 Brésiliens, chrétiens, sur le terrain

Salut tout le monde !

Cette semaine a été marquée par deux événements importants dans la scène sportive en Espagne, où je vis cette année : les deux plus prestigieux clubs de football du pays, et éternels rivaux, le Real Madrid et le FC Barcelone, se sont affrontés... deux fois dans la même semaine ! La première fois, c'était samedi, dans le cadre de la Ligue espagnole. Et la deuxième, hier soir, en finale de la Copa del Rey, la Coupe d'Espagne des clubs. Les rencontres Real-Barça, surnommées "El clasico", sont toujours un événement national en Espagne, parce qu'au-delà des deux clubs c'est la rivalité entre l'Espagne castillane, attachée à Madrid et au Roi, et les nationalismes régionaux, notamment le nationalisme catalan qui monte de plus en plus, qui s'expriment sur le terrain. Et moi, j'ai eu la chance de vivre ça en live !!! Et de le regarder, avec un groupe d'espagnols composé de fans des deux équipes !!! Autant vous dire que l'ambiance était énorme ! Samedi, les deux équipes se sont séparées sur un score nul de 1-1, après des buts de l'Argentin Messi pour le Barça et du Portugais Cristiano Ronaldo pour le Real. Hier soir, après une interminable attente, c'est le Real qui s'est assuré le titre de Champion d'Espagne cette année, en prenant l'avantage dans les prolongations grâce à un magnifique but de la tête de Cristiano Ronaldo.
Et j'ai voulu profiter de l'occasion pour vous parler de deux joueurs, qui jouent chacun dans un de ces deux grands clubs, mais même s'ils sont adversaires sur le terrain, ils partagent quelque chose de bien plus important...

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Il s'agit de Ricardo Izecson dos Santos Leite Kaká et d'Adriano Correia. Ces deux joueurs ont deux points communs. Tout d'abord, ils sont tous les deux Brésiliens et jouent dans leur équipe nationale, le premier comme milieu de terrain offensif, le second comme défenseur. Et le deuxième point commun : il
s sont tous les deux chrétiens.

Champion du Monde avec le Brésil en 2002, Ballon d'Or en 2007, Kaká est considéré comme un des meilleurs footballeurs actuels au monde, même s'il a un peu baissé de niveau ces dernières années, notamment à cause de la percée d'autres stars plus jeunes, comme Messi et Cristiano Ronaldo. Son parcours est assez atypique par rapport à celles d'autres stars du football brésilien : né dans la capitale Brasilia dans une famille de la classe moyenne aisée, d'un père ingénieur et d'une mère enseignante, arrivé à Sao Paulo à l'âge de 7 ans, il n'a jamais connu les favelas, banlieues pauvres où beaucoup de ses coéquipiers, dont le fameux Ronaldo, ont tiré leurs premiers ballons. Comme ses parents sont chrétiens, il entend parler de Dieu depuis tout petit, et c'est à l'âge de 12 ans qu'il décide que cette foi de ses parents sera aussi la sienne. Mais sa foi sera durement éprouvée quand à 18 ans, il se casse une vertèbre lors d'un accident de plongée, une blessure qui compromet gravement son avenir sportif. Heureusement, alors que les médecins craignaient qu'il serait peut-être paralysé à vie, il guérit totalement et atteint quelques années plus tard les sommets du football. Pour Kaká, ça ne fait aucun doute : c'est Dieu qui l'a sauvé.
Alors, à partir de là, c'est décidé : sa carrière sera consacrée à rendre gloire à Jésus et il utilisera sa célébrité pour le faire connaître. En peu de temps, il devient l'apôtre des terrains de football, l'icône de tous les footballeurs qui ont Jésus dans leur vie. Lors de la victoire du Brésil à la Coupe du Monde de 2002, après la finale dans laquelle il a brillé, il jubile, rit, crie, enlève son maillot... et fait voir à tout le stade, et aux caméras de télévision du monde entier, le T-Shirt qu'il portait en-dessous, sur lequel est écrit : "I belong to Jesus" Les réactions vont abonder, ça plaît ou ça ne plaît pas, mais maintenant le monde entier le sait : Kaká appartient à Jésus. Et ça devient une habitude : de plus en plus de footballeurs chrétiens, surtout brésiliens parce qu'il s'agit d'un peuple avec une culture très extravertie et expressive, commencent à porter des vêtements avec un message de foi en-dessous de leurs maillots, qu'ils exhibent à leur public lorsqu'ils marquent des buts pour partager avec eux leur foi.
Kaká a très à coeur de partager sa foi avec ses fans. Sur ses pages Facebook et Twitter, il poste régulièrement de courts messages de réflexion spirituelle, et il met un point d'honneur à toujours répondre personnellement à ses fans s'ils ont envie d'en savoir plus sur ce qu'il croit. Mais les fans ne sont pas les seuls à avoir besoin de Jésus, les autres footballeurs aussi. Ici, le témoi
gnage de Kaká commence par sa discipline sur le terrain, il refuse de tricher, garde son calme quelles que soient les circonstances. Et quand les autres voient ça, ça les interpelle. Et souvent, des footballeurs viennent lui poser des questions sur sa foi, lui parlent d'eux, de leurs problèmes, et demandent ses conseils et ses prières. Pendant qu'il jouait à l'A.C. Milan, Kaká a demandé à tous ses fans chrétiens de prier pour Andreï Shevshenko, la star ukrainienne qui apparemment lui posait très souvent beaucoup de questions sur sa foi en Jésus. Et depuis qu'il est au Real Madrid, son amitié très proche avec le jeun
e joueur portugais Cristiano Ronaldo, connu pour son talent exceptionnel mais aussi pour son sale caractère, son manque de discipline et son orgueil, sur le terrain comme dans la vie, a été abondamment commentée, et beaucoup, dont moi, pensent que si Cristiano Ronaldo s'est effectivement beaucoup calmé depuis son arrivée au Real, c'est en grande partie grâce à l'influence positive de son "grand frère" brésilien.
Alors que Kaka vieillit, et sait que ses meilleures années sportives sont sur le point de se terminer, il pense à l'après-carrière : il a pour projet de devenir... pasteur !


Adriano Correia (à ne pas confondre avec son homonyme et coéquipier dans l'équipe nationale brésilienne, l'avant-centre Adriano Leite Ribeiro qui est lui aussi chrétien) est un joueur plus jeune, plus modeste, mais néanmoins talentueux. Il est arrivé au Barça cette saison, suivant les traces de son ami et mentor Daniel Alves. Doté d'un physique impressionnant, il est aussi ambidextre, ce qui est un grand atout sur le terrain. Et, comme un autre défenseur brésilien qui est passé au Barça quelques années avant lui, Edmilson, il est également chrétien et veut baser sa vie, et sa carrière de footballeur, sur sa foi. Jouer dans un club aussi prestigieux que le FC Barcelone est pour lui la réalisation d'un rêve... et il répète à longueur d'interviews qu'il remercie Dieu qui l'a rendu possible.

Les footballeurs brésiliens et Dieu, c'est toute une histoire. Parce que le Brésil, c'est tout simplement la première nation du football au monde, même si son équipe n'est actuellement pas au sommet de sa gloire, et parce qu'il s'agit d'une nation avec énormément de chrétiens, dans laquelle la foi chrétienne a une très grande influence. Et surtout parce que les footballeurs brésiliens qui sont chrétiens n'ont pas peur de le montrer. Outre les joueurs évoqués dans cet article, il y en a encore beaucoup d'autres, les plus connus étant l'ex-gardien de but Claudio Taffarel, le meilleur défenseur central du monde Lucio, le défenseur Cafu (joueur le plus capé de l'histoire du football brésilien), Jorginho (surnommé "l'évangéliste de la Bundesliga" pendant sa carrière au Bayern de Munich), le milieu de terrain offensif du club de Hambourg en Allemagne Zé Roberto, etc. Et en Europe, plusieurs des stars du ballon rond qui font le plus parler d'eux pour leur foi sont souvent d'origine brésilienne eux aussi : en Allemagne, l'attaquant Kevin Kuranyi qui est né au Brésil de parents diplomates allemands ou l'international Cacau, brésilien naturalisé allemand ; en Espagne, le milieu de terrain d'origine brésilienne Marcos Senna, champion d'Europe en 2008 et nommé meilleur joueur de la compétition (mais malheureusement absent du Mondial 2010 pour blessure). Mais penser qu'il n'y a que les Brésiliens qui parlent de Dieu sur le terrain de sport, ce serait très incomplet. Plus proche de chez nous, en Europe, il y a les internationaux allemands Marco Bode, Arne Friedrich, Gerald Asamoah, Patrick Owomoyela, le gardien Marco Rose ; en Italie, le défenseur de l'équipe nationale Nicola Legrottaglie (A.C. Milan) ; en Angleterre, plusieurs ; en Espagne, Juan Carlos Valeron (Deportivo la Corogne) ; au Portugal, le milieu défensif retraité José Luis Vidigal... En Asie, il y a les Coréens Lee Won Yae, Du Ri Cha et Lee Youn Po (Tottenham). En Amérique, à part le Brésil, on peut citer José Chamot en Argentine, Edinson Cavani en Uruguay, l'avant-centre Winston Antonio Parks au Costa Rica, le meneur de jeu équatorien Ivan Kaviedes, le Colombien Yesid Trujillo, ou bien Tim Howard aux Etats-Unis. Enfin, en Afrique (continent au football talentueux qui mériterait d'être davantage mis en valeur), il y a le Ghanéen de Chelsea Michael Essien, l'Ivoirien Cyrille Domoraud, le Togolais Emmanuel Adebayor, la star Nwankwo Kanu au Nigéria, un autre nigérian Taribo West, plusieurs internationaux d'Afrique du Sud, ou encore le Congolais Oscar Ewolo (capitaine de son équipe nationale et qui joue dans la L1 française, à Brest, auparavant à Lorient).
En en France alors ?! Ben, pour commencer, nous aussi on a nos Brésiliens évoluant dans des clubs français : Claudio Caçapa, quintuple champion de France avec l'Olympique lyonnais, Demetrius Ferreira ou Brandao à Marseille, Marcos Ceara au PSG. Oui, d'accord, mais des purs français ?! Eh bien, à défaut d'en avoir (à ma connaissance) dans l'équipe nationale, il y a bien Jean-Marc Chanelet, ex-défenseur à Lyon et champion de France en 2002 et 2003.

samedi 2 avril 2011

Hamoud Saleh al Amri

Salut tout le monde !

L'Arabie Saoudite est le pays le plus strictement islamique au monde et le site des lieux saints de la religion musulmane. Tous les Saoudiens sont officiellement musulmans et il n'existe aucun lieu de culte non musulman dans le pays. L'apostasie y est légalement passible de la peine de mort. Pourtant, même dans le pays où est né l'islam, certains osent encore passer par-dessus les immenses barrières religieuses, sociales et légales, et en viennent à croire que Jésus, Issah al-Masih, est tellement plus qu'un Prophète ; le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. Hamoud Saleh al Amri est l'un d'entre eux, probablement le plus connu, et c'est son histoire que j'ai eu envie de vous faire découvrir aujourd'hui.

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Hamoud Saleh al Amri est né en Arabie Saoudite, dans une famille arabe musulmane ordinaire, conservatrice mais pas extrémiste. C'est pendant ses études dans un autre pays arabe qu'il a des doutes sérieux sur l'islam, qui le conduisent à lire la Bible. Il raconte lui-même comment il a fait la découverte de l'Évangile, dans cette interview vidéo en 3 parties, dans laquelle il répond aux questions du missionnaire marocain Brother Rachid, surnommé le "télévangéliste du monde arabe", ex-musulman lui aussi, qui après avoir été directeur d'une société informatique dans son pays, est devenu animateur de la chaîne télévisée chrétienne arabe Al-Hayat. L'interview est en arabe, les sous-titres anglais ne sont pas très bons mais ils permettent de comprendre. Bon visionnage :-)







Hamoud Saleh al Amri n'a toujours pas le droit de quitter son pays. Il a été emprisonné plusieurs fois en raison de sa foi et de ses critiques à l'encontre du système politique et judiciaire saoudien, mais la pression internationale a permis à chaque fois d'obtenir sa libération. Il tient un blog (en arabe, mais je mets le lien quand même pour vous donner une idée) sur lequel il raconte à ses compatriotes l'histoire de sa conversion et explique les raisons de son choix.

lundi 21 mars 2011

Sadhou Sundar Singh

Une très belle vidéo qui raconte avec simplicité et profondeur la vie du plus célèbre de tous les chrétiens en Inde : le Sadhou (titre religieux de savant-mystique) Sundhar Singh. Très touchant. Un seul inconvénient : la vidéo est en anglais ^^.

L'auteur précise que la vidéo est dédiée à tous les chrétiens indiens qui souffrent à cause de leur foi dans leur pays.

Né dans une riche famille sikh, Sundhar Singh a appris très tôt les des religions hindoue et sikh. Mais après le décès de sa mère, il passe par une grave crise et ne trouve pas la paix dans la religion de son peuple. Désespéré, il supplie tous ses dieux de lui montrer la voie vers la paix... mais à sa grande surprise, c'est Jésus qui se révèle à lui.

mardi 1 mars 2011

Justin Bieber : "Je suis chrétien"

Salut !

Vous avez probablement déjà reconnu le jeune homme sur la photo : le chanteur canadien de pop/rnb qui à tout juste 17 ans est devenu le nom de plus recherché sur Google du monde (et probablement surtout des adolescentes ^^)... Justin Bieber. Je précise que je n'aime pas du tout ce genre de musique, people, extrêmement commerciale et avec une qualité artistique très limitée. Mais ce n'est pas de sa musique que je veux parler ici. La presse people a bien évidemment fait de l'adolescent-chanteur sa nouvelle poule aux oeufs d'or et des millions de fans se régalent des anecdotes, réelles ou inventées, de sa vie privée, surtout quand il y a une demoiselle dans le coup. Mais il y a quelque temps, ces journaux ont révélé une nouvelle assez différente de celles dont ils ont l'habitude : le jeune Justin... est chrétien, et qu'il compte éviter les pièges de la célébrité grâce à sa relation avec Dieu.

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Je l'avoue : il y a moins d'un mois je ne le savais pas encore moi-même. Comme je vous l'ai dit, la musique de ce genre ce n'est pas vraiment ce qui me passionne le plus (et c'est un euphémisme ce que je dis là). Mais il y a quelque temps, en parcourant le site Actu-Chrétienne du journaliste Paul Ohlott, je suis tombé sur cette page. Sur le coup j'ai pensé qu'il s'agissait peut-être d'une simple annonce de marketing, mais après avoir lu plusieurs interviews sur des sites chrétiens et des sites d'actu people (je n'aurais jamais pensé que je lirais de tels sites un jour ^^) je n'e
n ai pas du tout l'impression.

Alors, j'avais envie de partager ici ce que Justin Bieber dit à ses fans à-propos de sa foi. Il s'est exprimé sur ce sujet dans une interview donnée au site de presse people News de Stars (ne comptez pas sur moi pour mettre un lien vers un site comme ça !), voici ce qu'il dit :

Hollywood est... un endroit effrayant. Il se passe beaucoup de mauvaises choses, mais aussi de bonnes choses. J’ai la possibilité de vivre mon rêve. Je suis chrétien et je crois en Dieu. Je crois que Jésus est mort sur la croix pour mes péchés. J’ai un lien avec lui et je peux lui parler. Je sais que c’est grâce à lui que je suis là aujourd’hui, et je dois m’en rappeler. Dès que j’oublie, je reçois un petit coup derrière la nuque comme pour me rappeler pourquoi je suis là.
Il a dit aussi qu'il sait que Dieu le protègera de tous les dangers qu'entraînent la célébrité.

Justin Bieber est en couple depuis peu avec Selena Gomez, une actrice américaine d'origine latino, de 18 ans, qui est elle aussi une chouchoute des magazines people, qui se délectent de la relation des deux jeunes stars. Mais là encore, ceux qui recherchent des détails croustillants risquent de rester sur leur faim : depuis qu'elle a 12 ans, Selena porte un anneau de pureté, afin de témoigner de son engagement à se préserver pour l'homme avec qui elle passera sa vie... en espérant que ce soit Justin !

Pour l'anecdote : j'avais déjà prévu un article sur lui depuis quelque temps, mais je voulais d'abord partager les témoignages d'Alain Auderset et de Patrick Fontaine, et par conséquent je publie cet article aujourd'hui, le 1° mars... c'est-à-dire le jour du 17° anniversaire de la jeune star. Ce n'est pas du tout fait exprès, mais ça tombe bien. Alors, une fois n'est pas coutume, merci la presse people ^^.

vendredi 25 février 2011

Patrick Fontaine : punk puis pasteur

OI ! OI ! OI !

Je voulais partager sur mon blog un témoignage particulièrement frappant : Patrick Fontaine, ancien punk pendant l'âge d'or du mouvement, chef d'un gang de rue, délivré par Jésus de la violence et de la drogue, et aujourd'hui pasteur à Poitiers, conférencier et auteur de plusieurs ouvrages ! Il nous apporte un éclairage sur le mouvement punk qu'il a connu de l'intérieur, et surtout, nous parle du nouvel espoir qu'il a trouvé après avoir été pendant des années adepte du "no future".

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Bon, je me permets une petite remarque quand même : je trouve ce témoignage vidéo vraiment trop gnangnan (je ne pense pas que ce soit Patrick Fontaine qui l'a voulu, ce sont plutôt les producteurs de la vidéo, en occurence le programme de témoignages de conversion sur vidéo BonneNouvelleTV), du genre "avant tout était pourri, après j'ai connu Jésus et depuis je n'ai plus aucun problème", et il donne trop l'impression qu'après avoir été à fond dans le punk avec tout ce que ça implique, il s'est calmé et a commencé à vivre une vie hyper conventionnelle ("je suis marié, j'ai une famille, etc.")... en deux mots, une vie qui ne donne envie à aucun punk ! Il ne dit pas que sa nouvelle vie avec Jésus sa vie est encore plus pleine d'aventures qu'avant, rien à voir avec un train-train quotidien super ennuyeux de grenouille de bénitier. Bref, je pense que si on montrait cette vidéo à un vrai punk des rues, il nous rirait au nez. Sur le blog de Patrick Fontaine, on peut lire en ligne une autre "version" de son témoignage, plus franche, plus authentique... plus punk ^^.

Une autre vidéo de Patrick, où il explique ce qu'il répond quand quelqu'un dit : "Je ne crois pas en Dieu".

jeudi 24 février 2011

Alain Auderset

Salut tout le monde !

Juste pour l'info, plusieurs personnes m'ont fait la remarque que les articles que je publie généralement sont très intéressants, mais longs à lire, à une époque où les gens lisent de moins en moins. Je suis donc en train de réfléchir à comment faire pour rédiger des articles moins longs tout en gardant tout leur intérêt.

En attendant, je compte publier surtout des vidéos pendant un petit moment. Voici donc un témoignage vidéo que je voulais publier depuis un bon moment : celui d'Alain Auderset, actuellement le principal auteur de BD chrétienne francophone.

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Alain Auderset est né en Suisse, "dans un petit village paumé au fin fond des Alpes" comme il le dit lui-même. Jamais dans son enfance il n'avait entendu parler de l'Evangile. Rien ne le destinait à avoir une vie autre que très ordinaire. Mais un jour, alors qu'il ramassait des vieux papiers pour se faire un peu d'argent de poche, il tombe sur le magazine Tournesol, lit les BD... et découvre quelque chose de nouveau qui donnera à sa vie une dimension extraordinaire. Alors je lui laisse la parole.



Aujourd'hui, le mec qui n'était jamais sorti de ses Alpes suisses a déjà vendu plus de 100 000 exemplaires de ses 6 BD qui ont été traduites en anglais, chinois, allemand, espagnol, portugais et danois, et qui sont publiées aux Etats-Unis et en Chine ! Il a déjà reçu plusieurs récompenses du Festival de la BD d'Angoulême. Le jeune gamin timide qui n'avait jamais parlé en public reçoit aujourd'hui des invitations à venir s'exprimer dans le monde entier ! En plus de ses BD, il joue de la guitare dans le petit groupe de rock Saahsal (dans lequel sa femme chante) et il a déjà sorti deux one man shows, dans lesquels il raconte avec humour son histoire : Un simple petit gars et Epître(ries) d'Alain. Mais malgré tout ça, son unique motivation reste de travailler pour la gloire du Dieu qui a fait de sa vie un rêve extraordinaire. Dans ses BD, il nous partage une vision du monde décalée et volontiers provocatrice, nous fait rire, réfléchir, sur la vie, sur l'amour, et surtout sur Dieu.

Site officiel d'Alain Auderset, avec des extraits de ses BD en ligne

vendredi 4 février 2011

Ubayd-Allah ibn Jahsh

Salut tout le monde !

Je suis actuellement au Maroc, où je passe quelques jours de vacances en visite chez un ami. J'avais depuis longtemps envie de publier cet article ici, j'ai voulu profiter de mon voyage pour le publier symboliquement depuis le Maroc. J'ai parlé dans un article précédent des chrétiens d'origine musulmane et de toutes les persécutions desquelles ils peuvent être victimes en raison de leur choix de quitter l'islam pour suivre Jésus-Christ.
Pourtant, de telles conversions ont eu lieu dans toute l'histoire de l'islam ! Et même : l'histoire islamique elle-même raconte qu'un des tout premiers musulmans, un des compagnons du Prophète de l'islam Muhammad, est devenu chrétien pendant la vie de celui-ci ! Il s'agit d'Ubayd-Allah ibn Jahsh.

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Très difficile de parler de ce personnage d'un point de vue chrétien, puisque toutes les sources qu'on a sur lui sont musulmanes. En plus des hadith (récits de la vie de Muhammad, qui ont une grande importance dans l'islam), il s'agit essentiellement du livre La vie de Muhammad, du plus grand historien musulman : Muhammad ibn Ishaq. J'ai recherché avec soin sur Internet différents textes écrits par des musulmans qui évoquent les événements historiques desquels je parle ici, et j'ai cherché à établir de la façon la plus objective possible l'histoire de cet homme, sa recherche de Dieu qui l'a conduit à entrer en l'islam dès ses débuts... puis à en sortir lorsqu'il a trouvé autre chose : un Messie qui est tellement plus qu'un Prophète, et un salut gratuit, par pure grâce et miséricorde, au travers du sacrifice d'Issah al-Masih, l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. J'ai donc essayé de raconter avec autant de précision que possible l'histoire du tout premier chrétien d'origine musulmane.

Ubayd-Allah ibn Jahsh était issu de la tribu arabe des Quraysh, la tribu dominante dans la ville de La Mecque. Comme la majorité des arabes, les Quraysh descendent d'Ismaël, le fils d'Abraham. Son prénom, Ubayd-Allah, signifie : "Petit serviteur de Dieu".

Muhammad, le Prophète de l'islam, était aussi de la tribu Quraysh. Ubayd-Allah était un cousin de Muhammad : sa mère, Umaima bint Abd-al-Mutallib, était la soeur d'Abdallah ibn Abd-al-Mutallib, le père de Muhammad. Une de ses soeurs, Zaynab bint Jahsh, est devenue une des épouses de Muhammad, que l'islam appelle les Mères des Croyants.

Ubayd-Allah ibn Jahsh est un des 4 hanif mentionnés par l'historien musulmans Muhammad ibn Ishaq. (Note pour les lecteurs non habitués à l'islam : les hanif sont des arabes qui, avant l'arrivée de l'islam, étaient déjà monothéistes alors que leur peuple était polythéiste ; les hanif affirmaient qu'ils suivaient la religion de leur ancêtre Abraham, ils n'étaient ni Juifs ni chrétiens, mais rejetaient l'idolâtrie des autres arabes et cherchaient à mener une vie pure qui plaisait à Dieu. L'histoire de l'islam en évoque 4 qui étaient contemporains de Muhammad, mais il y en avait d'autres ; le grand-père de Muhammad, et son père que celui-ci n'a jamais connu, en faisaient partie.)

Ubayd-Allah croyait donc déjà en un Dieu unique avant le début de l'islam. L'histoire islamique dit très peu de choses sur lui avant les débuts de la Révélation, mais l'image générale qu'elle donne des hanifs était celle d'hommes qui craignaient Dieu et cherchaient à mener une vie morale pure. Cette description s'applique sans doute aussi à Ubayd-Allah. Il était marié à Ramlah bint Abu Sufyan, la fille d'Abu Sufyan ibn Harb qui était le chef de la tribu Quraysh (et qui est devenu le principal opposant à l'islam et à Muhammad) : ce mariage montre qu'il était considéré comme un personnage important dans la tribu. Enfin, Ibn Ishaq dit que Ubayd-Allah cherchait à connaître Dieu jusqu'à l'arrivée de l'islam. Voilà donc quelques traits généraux qu'on peut tracer : un homme de rang social important, d'une grande intégrité morale, et qui était en recherche spirituellement. Bien longtemps après, il a trouvé ce Dieu qu'il cherchait.

Lorsque Muhammad a reçu ses premières Révélations et commencé à prêcher à La Mecque, Ubayd-Allah et son épouse ont été parmi les premières personnes à se convertir à l'islam. Au tout début de l'islam, lorsque les musulmans étaient peu nombreux et priaient en secret en-dehors de la ville, les païens Mecquois les laissaient relativement tranquilles malgré un certain harcèlement. Après la conversion de Hamza, un oncle de Muhammad qui était un homme puissant capable de les protéger, ils ont commencé à prier publiquement, et les païens ont réagi en intensifiant les persécutions contre les musulmans, et en ont torturé plusieurs. Alors, Muhammad a dit à ses disciples de partir en Ethiopie, parce que le Roi de ce royaume chrétien acceptait de leur offrir l'asyle. Un groupe de musulmans quittent La Mecque pour l'Ethiopie, où ils sont accueillis avec bonté par le Négus. Cet événement est connu dans l'histoire islamique comme la première Hijra (Emigration).. Ubayd-Allah ibn Jahsh et son épouse Ramlah en faisaient partie. Ramlah était d'ailleurs enceinte pendant le voyage, et elle met au monde leur première fille, Habiba bint Ubayd-Allah, peu de temps après leur arrivée en Ethiopie. A son arrivée en Ethiopie, Ubayd-Allah était encore un musulman convaincu et profondément pieux. Mais dans ce nouveau pays, il va découvrir quelque chose de nouveau...

Ibn Ishaq dit très peu de choses sur comment Ubayd-Allah a fait ce choix. Probablement les musulmans immigrés en Ethiopie ont-ils eu des discussions théologiques avec des chrétiens de l'Eglise orthodoxe d'Ethiopie. Toujours est-il que, peu de temps après son arrivée en Ethiopie, Ubayd-Allah a surpris ses compagnons en annonçant qu'il quittait l'islam pour se convertir au christianisme et en confessant sa nouvelle foi en présence des autres immigrés musulmans. Je transcris ici ce qu'Ibn Ishaq dit de ces événements :

Ubayd-Allah a cherché la vérité jusqu'à la venue de l'islam ; ensuite il migra en Abyssinie, prenant avec lui son épouse qui était musulmane Umm Habibah bint Abu Sufyan. Quand il arriva il adopta le christianisme, quitta l'islam, et mourut chrétien en Abyssinie. Muhammad bin Jafar al-Zubayr m'a dit qu'alors qu'il était devenu chrétien, Ubayd-Allah avait l'habitude, alors qu'il passait devant les compagnons du prophète qui étaient là, de dire : "Nous voyons clairement ; mais vos yeux sont seulement à moitié ouverts", ce qui signifie : "Nous voyons, mais vous cherchez seulement à voir et ne voyez pas encore.

Après sa conversion, Ubayd-Allah a cherché à convaincre son épouse de faire elle aussi ce choix. Mais elle a refusé de se laisser convaincre, et finalement ils ont divorcé. Par la suite, elle devint une des épouses de Muhammad.

Ubayd-Allah, lui, mourut en Ethiopie, apparemment assez rapidement après sa conversion. Ibn Ishaq explique qu'après sa conversion il cessa de respecter l'interdit musulman de la consommation d'alcool, et sans le dire clairement il sous-entend que sa mort est due à cela. Cette interprétation est cependant difficilement concevable : on imagine mal qu'un homme réputé pour son intégrité morale, et dont tous y compris ses ex-coreligionnaires admettent que sa conversion s'est faite par une conviction sincère même s'ils ne l'approuvent pas, même s'il ne considère plus la consommation d'alcool comme un péché en elle-même et donc en consomme raisonnablement, se laisse soudainement aller après une vie entière d'abstinence à des excès d'alcool qui mèneraient à sa mort rapide. On ne sait rien d'autre de la fin de sa vie. On se doute qu'il a cherché jusqu'au bout à être un témoin de la vérité auprès de ses compagnons.

Un dernier point important : après la conversion d'Ubayd-Allah, Muhammad n'a pas cherché à le tuer ou à lui faire du mal, il l'a simplement laissé partir. Certes, Muhammad était à ce moment-là étranger et réfugié, qui plus est dans un Royaume chrétien, et même s'il l'avait voulu il aurait difficilement pu s'en prendre à lui. Mais quelles que soient les raisons, Muhammad a accepté cette apostasie. Alors, à l'heure où les chrétiens d'origine musulmane sont de plus en plus nombreux mais souffrent aussi atrocement, l'histoire d'Ubayd-Allah ibn Jahsh, le tout premier musulman qui a quitté l'islam pour devenir chrétien, peut servir d'exemple pour un islam qui accepte l'apostasie même s'il désapprouve ce choix, et respecte les personnes qui choisissent, librement et sans aucune contrainte, de quitter l'islam.

mercredi 8 décembre 2010

C.S. Lewis

Salut chers lecteurs !

Alors voici comme promis l'article prévu depuis longtemps sur C.S. Lewis, l'auteur des Chroniques de Narnia. On en a beaucoup parlé ces dernières années, puisque Disney est en train d'adapter ses œuvres au cinéma, et il y a eu beaucoup de polémiques autour des films. Surtout, au sujet de l'inspiration chrétienne de ces "histoires pour enfants"... certains allant jusqu'à s'inquiéter de la production par Disney d'un "outil de prosélytisme" par lequel nos chères têtes blondes qui ne sont pas encore en âge d'en comprendre le danger de cette manipulation seraient "endoctrinés" au christianisme... alors comme ça le cinéma a le droit de s'inspirer de tout et n'importe quoi, ça ne choque personne, mais pas de l'Evangile, là c'est choquant... Mais effectivement, on ne peut pas nier que l'inspiration chrétienne est omniprésente dans les Chroniques de Narnia, et même J.R.R. Tolkien, le meilleur ami de Lewis par lequel celui-ci est devenu chrétien (et accessoirement l'auteur du Seigneur des Anneaux) lui reprochera la présence de symboles chrétiens trop évidents dans L'Armoire magique. J'avais depuis longtemps prévu d'écrire un article sur la vie de C. S. Lewis, et sur comment il a découvert cette foi chrétienne qui est devenue la source d'inspiration de son œuvre. Je profite donc de la sortie aujourd'hui du 3° film pour écrire cet article.

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Clive Staples Lewis est né le 29 novembre 1898 à Belfast en Irlande du N
ord. Il était professeur de littérature dans une des deux plus prestigieuses universités britanniques : l'Université d'Oxford. Il est considéré comme un des plus grands écrivains et philosophes britanniques du XX° Siècle, et il est surtout connu dans le milieu chrétien comme un fameux théologien et apologète. Pourtant, rien ne le destinait a priori à devenir connu dans le monde entier comme philosophe chrétien ! Au contraire, à l'âge de 30 ans alors qu'il était jeune professeur à Oxford, il était athée convaincu. Comment donc a-t-il pu changer aussi radicalement ? Il raconte son cheminement d'une façon très détaillée dans son autobiographie, Surpris par la Joie... enfin, je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça une autobiographie, dans la mesure où les 3/4 ne parlent pas de sa vie mais des livres qu'il a lus à différents moments de sa vie. Il y aurait énormément de choses à dire, pas facile du tout de résumer... je vais néanmoins essayer de faire une synthèse pour que mon article ne soit pas trop long.

Sa famille appartient à l'Eglise anglicane, et Lewis est élevé dans la foi chrétienne, mais il écrit dans son autobiographie que ses parents ne participaient à la vie de l'église que d'une façon formelle, parce qu'ils considèrent que la religion fait partie des devoirs de la vie publique comme le service militaire ou le payement des impôts, mais sans avoir de réelle foi personnelle. C'est toutefois par les cantiques de l'Eglise anglicane qu'alors que Lewis n'est qu'un enfant naîtra sa passion pour la littérature et la poésie. Pendant son adolescence, il découvre les mythologies, d'abord nordique puis celte et grecque, et il est fasciné par ses nouveaux mondes merveilleux. C'est durant cette période qu' il s'éloigne de la foi chrétienne, et à l'âge de 15 ans il devient athée.

Immédiatement après, le jeune Lewis passera par une courte période où il s'intéresse à l'occultisme, notamment à la Rose-Croix. Il expliquera plus tard que même s'il ne croyait désormais plus en l'ex
istence d'un quelconque Dieu, il avait encore besoin de spirituel dans sa vie. Toutefois cette période ne durera que très peu de temps : très vite, il en arrivera à la conclusion que puisqu'il n'existe ni Dieu ni rien d'autre en-dehors du monde matériel, toute forme de spiritualité est vaine.

Pendant ses années d'études à Oxford, puis pendant ses premières années en tant que professeur dans la même Université, Lewis est athée par conviction. En même temps, il reste fasciné de mythologie, et il passe des heures a rêver à ces univers grandioses. Et presque paradoxalement, ce sont ces rêves qui, sans qu'il ne s'y attende lui-même, vont le conduire à la foi chrétienne.

L'évolution de la pensée de Lewis dure plusieurs années, et plusieurs dizaines de pages dans son autobiographie, il serait donc beaucoup trop long de la décrire en détail ici. Une personne, en particulier, jouera un grand rôle dans la conversion de Lewis : son collègue à Oxford qui est rapidement devenu son meilleur ami, J.R.R. Tolkien. Tolkien est catholique pratiquant, et en même temps il est lui aussi fasciné par les mondes mythologiques... et même, il pense que toutes ces mythologies préfigurent l'Evangile chrétien. Par ses longues discussions avec Tolkien, et par de multiples lectures à-travers les années, l'athéisme de Lewis est de plus en plus ébranlé.

C'est en 1929, à l'âge de 32 ans, que C.S. Lewis se met à genoux dans sa chambre pour la toute première fois de sa vie, et qu'il prie pour confier sa vie à ce Dieu dont il a pendant si longtemps nié l'existence. Toutefois, ce Dieu n'est pas encore pour lui le Dieu chrétien, le Dieu de la Bible : il s'agit uniquement d'une conversion au théisme, à un Dieu inconnu et inconnaissable, totalement étranger à l'humanité, qui ne se trouve dans aucune religion et dans aucun Livre saint. A partir de ce moment-là, Lewis participera régulièrement aux cultes de la chapelle anglicane de l'Université, pas parce qu'il se considère comme chrétien mais seulement parce qu'il estime qu'il a le devoir d'une façon ou d'une autre de rendre un culte à ce Dieu qu'il a découvert. Mais le temps passe, et petit à petit, au fur et à mesure qu'il redécouvre les fondements de la foi chrétienne, Lewis se rend compte que le personnage de Jésus est radicalement différent de tous les autres personnages mythologiques. Dans un de ces livres, il écrit : Il n'y a que deux possibilités : ou bien Jésus-Christ est le plus grand fou, le psychopathe le plus dangereux de toute l'histoire de l'humanité, ou bien il est réellement le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. Le texte des Evangiles ne nous laisse pas d'autre choix."
Lewis affirme qu'il n'y a pas un instant précis auquel il est devenu chrétien, sa conversion au christianisme est le fruit d'un long cheminement de pensée. Mais c'est 3 ans environ après avoir découvert la foi en Dieu, à 35 ans donc, qu'il en arrive à la certitude que l'Evangile est la vérité et qu'il déclare ouvertement qu'il est chrétien.

Lewis devient un membre fidèle de l'Eglise anglicane (à la déception de son ami Tolkien qui espérait qu'il se convertisse au catholicisme). Vers la fin de sa vie, il se rapproche de la tendance "high Anglican", une branche de l'Eglise anglicane qui est restée proche de la théologie catholique. Et il passe la plus grande partie de son temps libre à écrire des livres qui parlent de la foi chrétienne, tout en restant le plus large possible pour éviter les particularismes des différentes tendances et dénominations. Son idée : rendre le message de l'Evangile facilement compréhensible à tous, en le débarrassant de toutes les notions secondaires pour se concentrer uniquement sur l'essentiel : Jésus-Christ mort sur la croix à notre place. Les Chroniques de Narnia, une série de 7 livres fantastiques pour enfants, sont ses œuvres les plus connes aujourd'hui.

Puisque cet article est déjà long, je vais très prochainement en écrire un autre, plus spécifiquement sur Les Chroniques de Narnia.

lundi 8 juin 2009

Blaise Pascal : Témoignage

Salut à tous ! Et désolé du retard, je n'ai pas pu poster d'article la semaine dernière.

Mes deux derniers articles parlaient de Blaise Pascal. J'y explique quelques traits de la pensée de mon philosophe préféré. Mais qui était-il réellement, quelle était sa vie ? Comment en est-il venu à écrire ces Pensées, comment en est-il venu à cette profondeur de connaissance de Dieu, qu'il appelle "Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, non des philosophes et des savants" ? Qui est cet "effrayant génie" (Chateaubriand), un esprit scientifique absolument génial qui pourtant méprise la science, prétendant que la connaissance de Jésus-Christ vaut beaucoup mieux que tout le reste ? Car, demande-t-il, que signifie un savoir qui ne jette pas l'homme aux pieds de la Croix ? Je vous propose de découvrir cette semaine sa vie, son histoire, sa rencontre avec Jésus-Christ qui est devenu son Sauveur.

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Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand en Auvergne. Son père, Etienne Pascal, est un noble, juge, Président de la Cour de Clairmont et conseiller du Roi. Sa mère, Antoinette, meurt quand Blaise a 3 ans. Il a deux soeurs, Gilberte et Jacqueline. A partir du décès de son épouse, son père élève seul ses enfants. En 1631, entré en disgrâce auprès du Roi qui lui retire toute fonction politique, il déménage avec toute sa famille à Paris, pour se consacrer exclusivement à sa grande passion : les mathématiques et les sciences. Le jeune Blaise Pascal a donc dès son enfance l'occasion de fréquenter les plus grands savants de cette époque. Son père décide d'assurer lui-même l'éducation de ses enfants, et très tôt il se rend compte des capacités intellectuelles extraordinaires de son fils. A 11 ans, Blaise est surpris par son père en train de démontrer la 32° proposition euclidienne. Son père réagit en lui interdisant les mathématiques jusqu'à ses 15 ans, pour qu'il ait le temps d'apprendre le latin et le grec ! Malgré l'interdiction, Blaise continue de travailler seul sur la géométrie, et à 12 ans, il découvre que la somme des angles d'un triangle est égale à 180°. A 16 ans, il écrit un Essai sur les Coniques, dans lequel il énonce le théorème de Pascal, encore utilisé aujourd'hui en géométrie. (Je file le lien Wikipédia au cas où ça intéresse quelqu'un, moi je n'y comprends strictement rien ^^ !) A 18 ans, il invente la toute première calculatrice mécanique, appelée la Pascaline (cf photo), afin d'aider son père dans son travail.

Pourtant, tout ne va pas si bien que ça pour le jeune Blaise Pascal. Dès son enfance, il a une santé fragile, il est souvent malade, et il fait des crises d'épilepsie qui tiennent toute sa famille en alerte autour de lui. Le grand génie scientifique est d'un caractère susceptible et râleur, difficile à supporter pour ses proches. A partir de 18 ans, sa santé se détériore de plus en plus, il a fréquemment des migraines et des maux de ventre, il a des problèmes de circulation sanguine. C'est tout cela qui conduira Dieu à frapper la première fois à la porte de son coeur.

En 1646, son père, qui entretemps a retrouvé les faveurs du Roi et est devenu commissaire délégué aux impôts à Rouen, a un accident : il s'est démis la cuisse en glissant sur la glace. Il est soigné par deux médecins réputés, La Bouteillerie et Deslandes, qui sont jansénistes. Le jansénisme est un mouvement de réveil au sein de l'Eglise catholique né au XVII° Siècle, hostile à l'absolutisme royal et au catholicisme officiel. Ce serait trop long d'expliquer en détail ce qu'est le jansénisme, mais on peut résumer en disant qu'il s'agit d'un mouvement d'intellectuels, qui a redécouvert les mêmes vérités que le protestantisme, tout en restant résolument au sein de l'Eglise catholique et profondément fidèles au Pape. Son père découvre par ces deux médecins que, par Jésus, Dieu offre sa grâce gratuitement à tous les pécheurs qui se repentent, ce qui est un message totalement nouveau pour lui, et il se convertit. Blaise a 23 ans. Il lit les livres d'auteurs jansénistes que lui prêtent les nouveaux amis de son père, et ces ouvrages le touchent profondément, particulièrement le Discours de la réformation de l'homme intérieur, du fondateur du jansénisme, le Hollandais Cornelius Jansen. Il découvre que marcher sur les traces de Copernic et de Galilée pour libérer la physique du poids d’Aristote et de la Scolastique n’est que la démarche d’une vaine raison, impliquée dans la souillure de l’humanité tout entière, et que tout ce génie qui bouillonne en lui ne le conduit qu’à le divertir de la Révélation de Dieu. Il se met dès lors à écrire sur des sujets théologiques. Difficile de savoir s'il s'est déjà converti à ce moment-là, en tout cas c'est son premier contact avec l'Evangile. Ses deux soeurs en tout cas se convertissent.

En 1647, Blaise Pascal, toujours de santé fragile, est atteint d'une attaque de paralysie qui fait qu'il ne peut plus marcher sans béquille. Il se rend alors à Paris avec sa soeur Jacqueline. Sa santé s'améliore mais son système nerveux est définitivement perturbé. Mais il s'éloigne de Dieu et passe par ce qu'il appellera par la suite sa "période mondaine" (1647-1654). Il délaisse totalement tout ce qui a trait à la foi, et se consacre exclusivement à ses travaux scientifiques. C'est de cette période que datent ses travaux sur le vide, qui lui permettent d'établir la loi générale des équilibres des liquides. Son père meurt en 1651, et Blaise prend possession de sa part d'héritage et de celle de sa soeur Jacqueline, qui y renonce et décide d'entrer au couvent de Port-Royal, le siège des jansénistes en France. Pascal est donc immensément riche. C'est à cette époque qu'il fréquente les milieux libertins (cf article précédent), et qu'il se fait plusieurs amis dans ce milieu avec qui il restera en contact toute sa vie, parmi lesquels le Duc de Roannez, qui se convertira par Pascal, et le Chevalier de Meré. C'est pour ces amis qu'il écrira ses Pensées. Pour eux, il développe le calcul des probabilités, afin de les aider dans leurs jeux de hasard. Il s'inspirera de ses propres calculs de probabilités pour son fameux pari.
Pascal, tout en fréquentant les libertins, ne se joindra jamais à leur vie de débauche, mais il en oublie totalement les choses de Dieu. Sa soeur Jacqueline met en garde Pascal contre ce mode de vie, et le supplie de revenir à Dieu. Elle prie pour qu'il change de vie.

C'est plutôt Dieu qui est revenu à Pascal. Malgré sa sympathie pour les milieux libertins, Pascal n'a jamais oublié les écrits des jansénistes qui l'avaient tellement touché. Et Dieu va se servir d'un événement-clé pour ramener Pascal à lui : fin 1954, à 31 ans, Pascal a un accident sur le pont de Neuilly. Les chevaux de son magnifique carrosse plongent par-dessus de parapet du pont et tout le carrosse est sur le point de tomber dans le vide. Au dernier moment, l'attelage se rompt, et le carrosse reste en équilibre sur le bord du pont. Pascal s'en sort sain et sauf, mais il est hypersensible et, terrifié par la proximité de la mort, il s'évanouit et ne revient à lui que 15 jours plus tard, le 23 novembre. Ce jour sera pour Pascal un nouveau départ avec Dieu. Le 23 novembre 1654, entre 10h et demie et minuit et demie, Pascal a une vision intense, il ressent la présence de Dieu sur lui et lui remet toute sa vie. Peut-être s'est-il déjà converti avant lors de sa lecture des écrits jansénistes, mais cette nuit, qu'il appelle la "Nuit de feu", devient le véritable nouveau départ de sa vie chrétienne. Lors de cette nuit mémorable, il griffonne rapidement quelques mots sur un bout de papier. Ce bout de papier, appelé le Mémorial de Pascal, ne le quittera plus jamais.

Suite à cette "Nuit de feu", Pascal s'engage tout entier à faire connaître le message du salut en Jésus-Christ. Les jansénistes, persécutés par l'Eglise catholique officielle, notamment les Jésuites, cherchaient depuis longtemps un défenseur, capable de répondre aux attaques de leurs adversaires par une argumentation sans faille. Ils l'ont trouvé en Pascal, qui publie ses Provinciales, des lettres qui défendent le jansénisme et leur doctrine de la grâce face aux attaques du clergé, et s'attaquent à la morale laxiste "politiquement correct" de ses adversaires les Jésuites. En même temps, il ne délaisse pas ses travaux scientifiques, il désire se rendre utile à l'humanité en faisant progresser la science. Il est impossible de faire la liste de tout ce qu'il a apporté à la science. Mais maintenant, il sait que le plus important est ailleurs. Et enfin, après la parution de la dernière de ses Lettres Provinciales, il se lance dans le plus important projet de sa vie : une Apologie de la religion chrétienne, destinée à montrer aux Libertins qu'ils ne trouveront ce qu'ils cherchent nulle part d'autre qu'en Jésus. Cette oeuvre sera inachevée au moment de sa mort. Les notes qu'il avait écrites pour son Apologie, et laissées derrière lui sans ordre précis, seront publiées après sa mort, et on les connaît aujourd'hui sous le titre des Pensées.

En 1659, Pascal, dont la santé n'a jamais été bonne, tombe sérieusement malade. En 1661, Louis XIV interdit le jansénisme. La même année, sa sœur Jacqueline, de laquelle il a toujours été très proche, meurt. En 1662, sa maladie devient encore plus violente, mais il n'a pas peur de la mort, parce qu'il sait que c'est par elle qu'il rejoindra Dieu. Il meurt le 19 août 1662, à tout juste 39 ans. Ses derniers mots : "Puisse Dieu ne jamais m'abandonner." Après sa mort, l'autopsie révèlera des lésions cérébrales, ainsi que de graves problèmes à l'estomac et aux abdominaux. Sa mort est probablement due à une combinaison de la tuberculose et d'un cancer de l'estomac. De plus, des travaux récents ont démontré une insuffisance rénale. La maladie fut la compagne de toute sa vie, au point qu'il en vint a considérer la souffrance comme normale. Mais malgré tout cela, et peut-être même grâce à tout cela, sa vie est un témoignage de confiance en Dieu.