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dimanche 16 décembre 2012

Courageous

Visiteurs du jour, bonjour !

J'ai déjà parlé ici de Sherwood Pictures, la principale compagnie de films à message chrétien aux Etats-Unis, avec deux articles sur Facing the Giants et Fireproof. Je remets ça aujourd'hui avec Courageous, leur dernière production qui, comme pour chacun des films, traite d'un thème que les producteurs considèrent comme primordial pour la société : la paternité. Je l'avais regardé avec une amie au moment de la sortie du DVD et je l'ai revu hier soir avec mon colocataire. Les personnages sont de moins en moins caricaturaux et de plus en plus humains, la réalisation a beaucoup progressé en qualité (on sent la hausse du budget dans les moyens mis en oeuvre !), le jeu de certains acteurs reste moyen (la plupart ne sont pas des professionnels), le film n'en est pas moins agréable à voir. Je vous propose donc de regarder la bande annonce avant de lire mes impressions.



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Le film raconte l'histoire de quatre policiers dans une grande ville américaine, qui se trouvent en première ligne de la guerre des gangs. Chaque jour, ils risquent leur vie dans les rues pour protéger la ville (oui, je suis d'accord, ici ce côté de policier-héros ça fait très américain ^^, je n'aime pas trop mais ce n'est pas l'essentiel du film). Chaque soir, lorsqu'ils ont terminé leur service, chacun d'eux rentre chez lui et fait face à un défi d'un tout autre genre : sa vie de famille. D'où le slogan du film : "Honor begins at home", "L'honneur commence à la maison".

Tout au début du film, nos 4 héros sont convoqués par le sheriff, qui leur lit un courrier qu'il vient de recevoir : une étude a montré qu'un jeune qui n'a pas eu un père présent pour s'occuper de lui a nettement plus de chances de tomber dans la délinquance, de devenir membre d'un gang, de prendre de la drogue ou de finir en prison. Son message à ses hommes : "Lorsque vous êtes en service, donnez le meilleur de vous-mêmes. Mais lorsque votre service est terminé, rentrez chez vous et soyez présents pour vos familles, aimez vos enfants." Les paroles de leur supérieur donneront beaucoup à réfléchir à ces hommes... et seront le point de départ de l'intrigue du film.

En effet, nos 4 amis ont des situations familiales très différentes l'une de l'autre. Adam, père de famille quadragénaire de la classe moyenne américaine, aime passionnément sa petite fille de 9 ans mais il est assez distant de son fils adolescent, qui souffre de ce que son père s'intéresse tellement peu à lui. Nathan, un Afro-Américain d'une trentaine d'années, n'a jamais connu son propre père qui a abandonné sa mère avant sa naissance et la souffrance de cette absence l'a conduit à une jeunesse chaotique. Aujourd'hui, il est prêt à tout pour garantir le meilleur avenir possible à ces enfants et leur éviter toutes les difficultés qu'il a lui-même subies... au point de parfois les surprotéger. Il se montre surtout très strict concernant la vie sentimentale de sa fille de 15 ans, qui lui en veut pour cela. Shane est divorcé, de même que ses parents avant lui. Il doit travailler dur afin de gagner assez d'argent pour verser à son ex-femme une pension alimentaire pour leur fils, qu'il ne voit que rarement. Chaque fois qu'il le voit, il constate à quel point sa mère fait tout pour le monter contre lui. David, lui, est une jeune recrue de la police qui a un secret : lorsqu'il était étudiant et jouait au football dans l'équipe de son Université, il a eu une relation avec une pom-pom girl qui est tombée enceinte de lui... et il a ensuite abandonné son enfant. Le groupe se lie aussi d'amitié avec Javier, un immigré latino-américain qui cumule les emplois précaires et lutte pour joindre les deux bouts et pourvoir aux besoin de sa femme et de ses deux enfants.

Quelque temps après cette intervention du sheriff, la famille d'un des 4 policiers est frappée par un terrible drame (je ne vais pas tout dévoiler quand même ^^) qui bouscule le groupe d'amis dans leurs petites habitudes et les fait prendre conscience à quel point leur influence est déterminante pour l'avenir de leurs enfants. Ensemble, ils décident de réévaluer radicalement toute leur vie : leur foi, leurs familles, leurs succès mais aussi leurs failles, et surtout ce que devrait être leur responsabilité en tant que pères, à la lumière de principes tirés de la Bible... Le résultat de leur réflexion : une résolution, détaillée en de nombreux points, par laquelle ils s'engageront tous les 5 (les 4 policiers et Javier) à toujours donner à leurs enfants la première place dans leur vie.

L'histoire continue et chacun de ces hommes fera face à des épreuves inattendues. Que dira Nathan à sa fille pour lui faire comprendre qu'il l'aime tellement qu'il veut le meilleur pour elle et pour son avenir ? Comment réagira Javier lorsqu'il aura enfin (grâce à ses nouveaux amis) trouvé un emploi stable et que son patron lui demandera de frauder ? Quant à Shane, jusqu'où est-il prêt à aller pour payer la pension alimentaire de son fils et lui montrer à quel point il compte pour lui ?

Moi aussi, j'ai un père et je me rends compte tous les jours de l'immense influence que son modèle, en bien et en mal, a eu et continue d'avoir sur ma vie. Plusieurs conversations que j'ai eues récemment, avec mes colocataires et d'autres amis de mon âge, à-propos de nos parents, notamment de nos pères, et des joies et souffrances qu'ils nous ont causées, m'ont montré à quel point un parent façonne une vie... et à quel point l'échec d'un parent peut la ravager. Un jour, je serai probablement un père moi-même (en tout cas j'espère), et ce jour-là, je voudrai construire l'avenir de mes enfants sur les meilleures bases possibles. Ces bases, je devrai moi-même les incarner parce que comme le dit la chanson du groupe de rap Sniper, un père c'est aussi un (re)père. Je n'ai pas envie d'être un père "passable", "pas trop mauvais" ou "meilleur que la moyenne" : je n'aurai que quelques années pour façonner d'une façon définitive l'avenir de mes enfants et je veux leur donner LE MEILLEUR. Alors, j'ai décidé de m'y préparer dès maintenant !

mercredi 1 juin 2011

Fireproof

Salut tout le monde !

Il y a quelque temps j'ai écrit un résumé commentaire du film Facing the Giants, le deuxième film de Sherwood Pictures qui a été le premier grand succès de Sherwood, permettant à la compagnie de devenir le leader du cinéma à message chrétien aux États-Unis. Aujourd'hui, je voulais parler d'un autre de leurs films, le troisième qu'ils ont réalisé et mon préféré : Fireproof, sorti en 2008 et qui aborde le thème de l'amour et du mariage, cette promesse d'aimer pour toujours.
À noter qu'après la qualité cinématographique très moyenne de Flywheel (leur première production) et les gros progrès faits dans Facing the Giants malgré un budget limité, les fruits du succès de celui-ci ont permis de mettre des moyens beaucoup plus considérables dans la production des films, qui tout en étant encore loin du niveau des géants de l'industrie du cinéma sont aujourd'hui de tout à fait bonne qualité. Comme les précédents, Fireproof a été produit par Alex Kendrick (qui joue l'entraîneur Grand Taylor dans Facing the Giants). En plus de ça, un excellent Kirk Cameron qui signe un des meilleurs rôles de sa carrière d'acteur. Un seul regret : pourquoi garder les titres en anglais dans la version française plutôt que de les traduire ?

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Donc, je vous propose de regarder la bande annonce avant de lire mon commentaire.

Le film met en scène Caleb, un capitaine pompier. Caleb se voit lui-même comme quelqu'un de bien, il lutte pour sauver des vies. Cependant, sa famille est en crise : après les débuts de leur amour, son épouse Catherine et lui se sont laissés enfermer dans une routine, en sont venus à vivre deux vi
es totalement séparées et à présent, ils n'ont plus rien en commun. Au bout de 8 ans de mariage, ils se disputent de plus en plus fréquemment. Caleb a l'impression que sa femme ne lui manifeste aucun respect, Catherine sent qu'il ne s'intéresse plus à elle, à ce qu'elle vit, à ce qu'elle ressent. Finalement, un soir, après une violence dispute, Catherine dit à Caleb qu'elle veut divorcer. Caleb accepte d'abord à cette idée, espérant que cela lui procurera enfin la paix. Mais quand il en parle avec Michael, son collègue pompier et meilleur ami, celui-ci lui explique ce qu'il croit : le mariage est une alliance sensée durer pour la vie, une promesse d'amour qui ne dépend pas des sentiments, mais d'un choix : celui d'aimer, envers et contre tout, quelles que soient les circonstances. Plus encore : le choix de continuer à aimer même si on ne reçoit rien, aucun amour en retour. Soutenu par ses parents et par Michael, Caleb décide de tout faire pour regagner le cœur de Catherine et de sauver leur mariage. Par ces difficultés, il trouve aussi la foi en Jésus (et là il y a certaines scènes qui sont un peu trop prêchi-prêcha à mon coût, mais j'ai déjà vu largement pire). Jusqu'à la dernière scène du film, Caleb lui-même ignore s'il réussira à empêcher le divorce, mais quelle que soit l'issue, il choisit d'aimer son épouse gratuitement.

J'ai vu ce film pour la première fois ici en Espagne, avec mon coloc et deux autres amis, un jeune couple. Et il ma beaucoup touché. Les personnages ne sont pas des héros, ce sont des personnes ordinaires, dans les difficultés desquelles chacun peut se reconnaître. Ceux qui entourent Caleb et veulent l'aider, comme Michael, ne le jugent pas pour ses problèmes : ils comprennent et respectent sa colère et ses frustrations, l'écoutent et le soutiennent.
Parce que, comme le dit Michael : "Fireproof ne signifie pas que le feu ne viendra pas, mais que quand il viendra tu seras capable d'y résister." Mais grâce à ses amis et à sa foi, Caleb va découvrir l'amour fireproof, qui résiste au feu de l'épreuve.

À une époque où 1 mariage sur 3 finit en divorce, parfois avant la fin du 3° mois de vie commune, sans compter le nombre de couples qui ne se marient tout simplement plus mais vivent ensemble puis se séparent librement, où tant d'hommes se vautrent dans la pornographie sans penser à la douleur que cela afflige à la femme qu'ils prétendent aimer, et où à cause de tout ça tant d'enfants et de jeunes grandissent sans la sécurité d'une famille unie... le message de ce film est plus important que jamais : le mariage est un engagement d'amour qui est faut pour durer toute la vie, et il est encore possible aujourd'hui d'aimer pour toujours, d'un amour fireproof, plus fort que les crises.

Donc inutile de dire que je recommande très très très fortement ce film à tous !!!

Et je conclus avec cette magnifique vidéo, de la chanson You belong to me, avec des scènes tirées du film.

jeudi 31 mars 2011

Facing the giants

Hey !

Ce week-end, j'ai eu une conversation avec deux amies, à-propos du football américain. C'est un sport que je connais très peu, et sur lequel je dois admettre que j'ai beaucoup de préjugés. Alors, comme j'ai toujours aimé apprendre de nouvelles choses et m'intéresser à de nouveaux thèmes, d'autant plus si ça me permet de dépasser mes propres préjugés, cette conversation m'a donné envie d'en savoir plus sur ce sport. Depuis, j'ai appris beaucoup de nouvelles choses, notamment qu'il se joue en phases d'attaque et de défense distincte. Tout ça me permet de mieux comprendre ce sport, et effectivement je le trouve intéressant. J'ai remarqué des similitudes avec le rugby (mon sport préféré), mais aussi des différences fondamentales, qui en font un sport bien distinct, avec ses propres stratégies. Comme au rugby, chaque joueur dans une équipe a son rôle bien défini. Je pense d'ailleurs que ce sport gagnerait à être plus connu et pratiqué hors des États-Unis. En tout cas, je ne dirai plus jamais par ignorance qu'il s'agit d'un pur sport de bourrin, la réalité est toute autre !!!

Et tout ça m'a donné envie d'écrire un article pour vous parler d'un film que j'ai déjà vu plusieurs fois, en plusieurs langues (français, anglais américain, et espagnol), et qui me touche énormément à chaque fois : Facing the Giants, un film qui se déroule justement dans le monde du football américain.

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Facing the Giants est le deuxième film de Sherwood Pictures, la principale
compagnie de production de films à message chrétien aux États-Unis. Sherwood Pictures dépend de l'Église baptiste de Sherwood, à Albany dans l'État américain de Georgia. Leur premier film, Flywheel, est passé assez inaperçu même dans les milieux chrétiens, mais c'est le grand succès de Facing the Giants qui les a vraiment fait connaître. Une remarque s'impose : si vous cherchez des films d'une qualité cinématographique exceptionnelle, une réalisation hors pair et des effets spéciaux impressionnants, vous allez être déçus : leurs films sont de bonne qualité, avec des histoires bien construites, mais sans être absolument extraordinaires. Comme il s'agit d'une petite compagnie indépendante, et qui s'adressent en premier lieu à un public particulier, le public chrétien (même si effectivement celui-ci est beaucoup plus large aux États-Unis qu'en Europe), ils ont un budget limité. De plus, ils sont quand même très américains, et ça, je sais que ça ne plaît pas à tout le monde. Mais ça reste des bons films, et avant tout, le plus important pour les producteurs, c'est le message qu'ils transmettent.

Facing the Giants raconte l'histoire de Grant Taylor, qui travaille comme entraîneur de football dans une école chrétienne. Son équipe vient de passer par plusieurs saisons d'échecs, ses joueurs sont démotivés et les meilleurs d'entre eux changent d'école pour une équipe qui connaît plus de succès. En plus de ça, Grant a de gros problèmes financiers, sa maison tombe en ruines, sa voiture est sans cesse en panne, et on apprend que cela fait 4 ans que son épouse et lui essayent, sans succès, d'avoir un enfant. À cause de tout ça, Grant sombre de plus en plus dans. la dépression. Un soir, il surprend une conversation entre plusieurs parents d'élèves, les responsables de l'équipe, et son entraîneur-adjoint, qui souhaitent le licencier à cause du manque de résultats et cherchent à convaincre son adjoint d'accepter de le remplacer. Plus désespéré que jamais, il ne fermera pas l'œil de la nuit. Et c'est pendant cette nuit mémorable qu'il supplie Dieu de venir à son aide et qu'il s'interroge sur les rapports entre la foi et le football. Il en vient à la conclusion que, dans le football comme dans tous les autres domaines, si la seule motivation dans une vie est le succès ou la gloire propre, alors cette vie est forcément vouée à l'échec. Mais si on choisit de vivre dans le but de glorifier Dieu dans tout ce qu'on fait, alors Dieu commence à accomplir de grandes choses pour montrer sa gloire au-travers de nous. Et Dieu s'intéresse aussi au football, parce qu'il s'intéresse aux hommes, et si les hommes choisissent de lui rendre gloire par le don qu'il leur a donnés pour le football, alors il les bénira. Le lendemain, il partage ce qu'il a découvert avec ses joueurs, et ceux-ci vont décider un à un, le capitaine en premier puis tous les autres, d'accepter de changer leur attitude par rapport au football et à la vie en général. Dorénavant, l'équipe ne joue plus pour elle-même mais pour rendre gloire à Dieu, et qu'ils gagnent ou qu'ils perdent, ils le remercient. Et là, beaucoup de choses changent, pas seulement dans leurs résultats sur le terrain mais aussi dans leurs relations entre eux, avec leurs parents, leurs professeurs et le reste de leur entourage. Et Dieu apprend à Grant et à toute son équipe à tenir ferme face aux géants : les géants de l'équipe adverse sur le terrain de football, et les géants de la peur, de l'échec et de la dépression dans la vie de l'entraîneur.

Mon résumé me paraît assez superficiel, mais ce film est vraiment exceptionnellement profond et contient énormément de leçons pour la vie. Alors, je ne peux que vous recommander à tous de le regarder. Pour conclure, voici le site officiel du film.