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lundi 14 février 2011

Pour TOI seule.....

Salut à tous !

Aujourd'hui, c'est le 14 février, la St-Valentin, la fête des amoureux. Un jour que des couples du monde entier mettent à part pour montrer leur affection d'une façon particulière à la personne qui compte le plus au monde pour eux. Et même si comme beaucoup de fêtes la St-Valentin a pris un détour extrêmement commercial, la grande majorité des couples continuent tout de même de la fêter.

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N'ayant pas encore trouvé ma tendre moitié, j'attendrai encore (au moins) un an de plus avant de fêter la St-Valentin pour la première fois et de découvrir une fois de plus qu'il y a beaucouuuuup plus de bonheur à donner qu'à recevoir.
Néanmoins, je voulais profiter de ce jour spécial pour partager avec vous un texte que j'ai écrit. Ce texte, je l'ai écrit il y a 5 ans, en été 2006, j'avais 16 ans et j'étais sur le point d'entrer en 1°L... mais pourtant, tout ce que j'ai écrit est encore très vrai et totalement actuel aujourd'hui. Tous ceux qui me connaissent savent que j'aime beaucoup écrire, et je considère ce texte comme le plus beau que j'aie jamais écrit. Il s'agit d'un message adressé à cette femme merveilleuse avec qui je partagerai ma vie.


Mon ange, mon double,
C'est Toi seule que je désire, c'est Toi seule qui seras à mes côtés pour la vie.
Pour l'instant je ne Te connais pas,
En tout cas je ne T'ai pas encore reconnue.
Qui es-Tu donc ? Toi.
Toi.....

Mais déjà je sais que ce sera Toi, et Toi seule,
Toi, et nulle autre,
Qui partageras ma vie,
Qui ne feras qu'un avec moi,
Pour toujours, et en exclusivité.
Toi et moi, deux moitiés, réunis, pour la vie.....

Toi, la plus belle,
Toi, merveilleuse, image de beauté et d'amour,
Toi, choisie pour cheminer à mes côtés toute ma vie durant,
Toi, agréable en tous points afin de me rendre heureux,
C'est à Toi, à Toi seule,
Que s'adresse cet article,
Toi, mon double.....

Je Te promets, d'ores et déjà :
Jamais nulle autre que Toi ne partagera ma vie,
Jamais nulle autre que Toi ne connaître mes secrets,
Jamais nulle autre que Toi ne touchera mon corps,
Jusqu'au jour merveilleux où nous nous unirons, pour notre vie entière,
Où nous nous promettrons de nous aimer pour la vie,
De toujours nous soutenir l'un l'autre,
Et de nous unir pour ne former plus qu'une seule chair,
Une seule chair.....

Mystérieuse Toi, que je ne connais pas encore,
Mystérieuse Toi, dont j'ignore l'identité,
Toi, Toi seule, Tu partageras ma vie,
Toi, Toi seule, Tu toucheras mon corps.
Toi, Toi seule.....

Toi, ma Reine, mon ange, mon double,
C'est à Toi que je m'adresse,
Je t'offre, à Toi seule, tout mon amour,
Je me réserve pour Toi, jusqu'à ce que je Te connaîtrai,
Je me réserve pour Toi, jusqu'à ce que je puisse me donner à Toi tout entier,
Me donner à Toi, et Toi, Te donner à moi,
Moi, être à Toi, et Toi, à moi,
Pour toujours.....

Tu me manques de jour en jour plus...
Déjà maintenant Tu me manques...
Mais je T'attends, afin que notre bonheur soit parfait.
C'est Toi seule qui chemineras à mes côtés pendant toute ma vie.
Toi, et Toi seule.....

Je ne Te connais pas encore,
Mais je T'aime déjà.
Je T'aime.....

Je souhaite pouvoir Te dire un jour :
"Je Te suis resté fidèle avant même de T'avoir connu."
C'est si beau, si merveilleux,
De savoir qu'un jour Tu seras à moi,
Et moi à Toi
Pour toujours.....

Beaucoup de mes amis sont plus pressés de me trouver quelqu'un que moi-même,
Soi-disant à mon âge n'avoir jamais eu personne est une honte,
Mais moi, je ne veux pas,
Mais moi... Je T'attends, Toi.

Je T'attends, Toi.....

jeudi 6 janvier 2011

Le mage nous parle de lui

Bonjour chers lecteurs !

Le 6 janvier de l'année dernière, nous avons eu une soirée un peu particulière au Groupe Biblique Universitaire de Dijon, spécial Épiphanie. A cette occasion, nous avons eu un visiteur venu de très très loin : un mage venu de Perse qui est venu nous raconter son histoire, ce qui lui est arrivé il y a plus de 2000 ans. Plus sérieusement, c'est moi qui ai emprunté une djellabah et un turban à un ami de promo d'origine iranienne, et ai fait un sketch, façon conte oriental : un des mages qui vient aujourd'hui nous raconter son histoire de son point de vue. L'occasion pour nous de découvrir l'histoire de personnages peu connus, desquels on parle généralement assez peu, mais desquels je pense cependant que nous avons énormément de choses à apprendre. L'occasion de sortir du folklore pour redécouvrir ce que les Evangiles disent vraiment de ces personnes. Tout d'abord il n'est dit nulle part qu'ils étaient rois, cette idée vient d'une prophétie dans le chapitre 60 du livre du prophète Esaïe, qui dit que le Messie sera adoré par des rois. Ensuite, leur nombre n'est pas donné, même si on peut supposer qu'ils étaient 3 parce qu'ils ont offert 3 cadeaux. Enfin, leurs noms ne sont pas donnés, les noms de Melchior, Kaspar et Balthasar qu'on leur attribue souvent datent du V° Siècle. Et l'occasion aussi pour moi de partager avec mes amis deux de mes passions : l'écriture d'invention, et les cultures orientales. La soirée s'est terminée par une galette des rois, avec cérémonie de couronnement par le mage ^^.

Cette année, j'étudie en Espagne avec Erasmus et dans ce pays, l'Epiphanie est une fête beaucoup plus importante qu'en France, presque comme un deuxième Noël. Alors, j'ai eu envie de transformer mon sketch en un texte. J'ai gardé toutes les plaisanteries que j'ai faites l'année dernière, plus celles que j'avais l'intention de faire et que j'ai finalement laissées faute de temps, et j'ai essayé de mettre l'accent sur les idées importantes. Voici le résultat, publié aujourd'hui pour le jour de l'Epiphanie.

Je voudrais aussi dire un grand merci à Estelle, une amie qui a un grand talent de dessinatrice, pour le très beau dessin du mage qu'elle a accepté de me faire pour illustrer mon texte.

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Bonjour ! Ruz bihair ! Ruz bihair c'est une salutation dans ma langue, le persan, cela signifie la même chose que salam aleikoum. Salam aleikoum, que la paix du Christ soit sur vous. Non ? Ça ne veut pas dire ça ? Tant pis !

Je vais vous raconter une histoire vraie, qui m'est arrivée il y a très, très
longtemps... il y a exactement 2011 ans aujourd'hui. A l'époque, je vivais dans mon pays, la Perse, héritier d'un prestigieux Empire disparu 300 ans auparavant. Ma patrie a toujours su garder une grande partie de la splendeur de son passé, mon peuple et fier de la richesse de notre très ancienne civilisation, et dans mon pays, j'étais réputé comme un grand savant, un des hommes les plus sages de Perse. J'avais passé ma vie à étudier toutes les sciences que mon peuple a héritées de nos glorieux ancêtres : la littérature et la poésie... les mathématiques... l'histoire... la géographie... l'art...et surtout, la reine de toutes les sciences : l'astrologie. Nos ancêtres nous ont appris que là-haut, dans le ciel étoilé, était écrite la destinée de l'humanité. C'est pourquoi les plus grands savants de mon peuple étudiaient sans relâche le cours des étoiles, afin qu'en perçant ses mystères nous puissions connaître l'avenir. De toutes les sciences du vieil Empire perse, la science des étoiles est la plus noble. Toutes les nuits, j'observais le ciel étoilé, j'étudiais les mouvements de chaque étoile, et je cherchais à les comprendre à l'aide des vieux manuscrits que mon peuple a hérités des sages des temps passés.

Et c'est ainsi qu'une nuit, en observant le cie
l, j'ai découvert quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant. Une nouvelle étoile s'est levée, brillante, différente des autres, et tout en elle donnait à sentir qu'elle était venue annoncer un événement important. J'en ai immédiatement parlé avec mes amis, tous d'illustres savants comme moi, et nous étions tous d'accord : cette étoile est un signe qui montre que quelque chose d'exceptionnel vient de se produire. Nous avons consulté les vieux livres sacrés, et voici ce que nous avons découvert : lorsqu'une telle étoile se lèverait, ce serait le signe de la naissance d'un nouveau Roi !

Lorsque nous avons fait cette extraordinaire découverte, nous avons immédiatement décidé de
seller nos chameaux et de suivre cette étoile, sachant qu'elle nous mènerait à ce Roi nouveau-né, pour que nous puissions lui rendre hommage. C'est ainsi que nous sommes partis pour un très long voyage, et que nous avons traversé le désert, avec nos chameaux chargés de fabuleuses richesses que nous désirions offrir à ce Roi, pour arriver finalement dans un pays qui nous était inconnu, un tout petit pays d'apparence insignifiante, parce que c'est là que l'étoile nous a menés : Israël.

Pendant ce long voyage, mes amis et moi avons pr
ofité de la distance pour nous renseigner sur ce peuple étranger auquel nous allions rendre visite. Nous avons fait des recherches sur la culture, sa langue, ses coutumes, et évidemment, surtout, sur la religion. Et là, nous avons découvert que ce mystérieux peuple... n'adore qu'un seul dieu. Un dieu unique... Chez nous en Perse, on prend tous les dieux qu'on peut trouver, comme ça on est sûrs d'avoir les bons ! L'avantage aussi, quand on a plusieurs dieux, c'est que si on a un problème avec l'un d'entre eux, on peut aller vers un autre pour qu'il nous protège... mais si on n'en a qu'un, qui nous protègera de sa colère ? Franchement, un peuple qui n'a qu'un seul dieu c'est comme un homme qui n'a qu'une seule femme ! Inimaginable !

Puisque le voyage était long, et que nous ne pouvions voyager que la nuit puisque le jour l'étoile était invisible, nous
avions beaucoup de temps pour étudier. Nous avons donc lu les livres sacrés de ce peuple. Et cela nous a beaucoup donné à réfléchir. Leur dieu se décrivait lui-même comme le seul vrai Dieu, le Créateur de toute chose, et le Seigneur de tous les hommes et du monde entier... c'était une idée totalement nouvelle pour nous, qui étions habitués à notre Panthéon de dieux et de mythes. Notre peuple adorait aussi le Soleil, la Lune, le feu, l'eau et le vent... ce Dieu affirmait avoir créé toutes ces choses et être celui par lequel elles existaient ! L'ensemble des livres sacrés de cette religion avait été écrit sur une période de plus de 1500 ans, par des personnes qui vivaient à des endroits très différents, à des époques très différentes, dans des cultures très différentes et avec des circonstances de vie très différentes. Il n'y a a priori aucun lien entre tous ces livres dans leur rédaction, et pourtant, un même esprit les anime tous, leur message est le même et ils sont cohérents entre eux... au-delà des hommes qui ont mis ces textes par écrit, leur véritable auteur serait-il Dieu lui-même ? Et ce qui nous réjouissait le plus : ces livres disaient que Dieu a d'abord choisi un peuple du milieu de toutes les nations pour se révéler à lui, mais qu'un jour il se ferait connaître à tous les peuples par son Messie, son Oint, qui viendrait sauver tous les hommes. Ce Messie, n'était-ce pas justement le Roi à qui nous venions rendre hommage ?

Lorsque nous sommes finalement arrivés dans ce pays, nous pensions que maintenant nous n'avions plus besoin de l'étoile : le nouveau Roi était certainement né dans la capitale, Jérusalem, et dans le Palais Royal dans lequel avait vécu jadis le glorieux roi David duquel parlent les livres sacrés. Nous pensions que toute la ville serait en fête pour célébrer la naissance du nou
veau Roi. Mais quand nous sommes arrivés à Jérusalem, grosse déception : le palais de David est en ruines depuis longtemps, la vie suit son cours normal et même, personne dans la ville n'a entendu parler de la naissance d'un nouveau Roi. L'événement le plus important de toute l'histoire de ce peuple serait-il passé totalement inaperçu ?! On nous conduit finalement devant le roi d'Israël, qui est surpris : il n'a pas eu de fils récemment. Finalement, il interroge ses responsables religieux, qui répondent que le Messie naîtra à Bethléhem, une petite ville de province sans importance particulière. Nous avons appris ici une leçon très importante : notre sagesse humaine peut nous conduire à chercher Dieu, mais jamais à le trouver, seule sa Parole peut nous conduire à le connaître.

Nous reprenons donc la route et nous rendons à Bethléhem. Lorsque nous arrivons, nous
voyons que l'étoile que nous avons suivie depuis notre pays s'est arrêtée juste au-dessus de la ville. Nous allons à l'endroit précis au-dessus duquel se trouve l'étoile... Serait-ce ici que se trouve le Roi que nous sommes venus chercher ?

Nous frappons à la porte. Un homme vient nous ouvrir, il a l'air très surpris de nous voir, il faut dire qu'avec nos habits étrangers et les trésors que portent nos chameaux, nous nous faisons facilement remarquer. Lorsque nous expliquons qui nous sommes et pourquoi nous sommes là, il est encore plus perplexe. Il nous fait entrer et nous conduit à l'intérieur. Là, nous voyons sa femme... et le petit bébé qui dort dans ses bras : le Roi à qui nous sommes venus rendre hommage !!!

Alors que mes amis
et moi nous agenouillons devant l'enfant pour l'adorer, un profond bonheur m'envahit. La naissance de cet enfant est le cadeau le plus précieux de toute l'histoire de l'humanité. Cet enfant, c'est Dieu lui-même, le Créateur qui devient créature, qui s'unit à sa création jusque dans la misère et dans la pauvreté. C'est ce que tout bon souverain ferait par amour envers ses sujets : ne pas rester dans sa tour d'ivoire, mais venir partager leur quotidien. Quand j'y réfléchis, je réalise à quel point cela dépasse tout ce que la sagesse humaine peut comprendre : ce petit être si fragile, c'est le Dieu qui a créé les Cieux et la Terre ! C'est incompréhensible, et pourtant je crois que c'est vrai.

Après avoir adoré l'enfant, nous lui offrons nos cadeaux. De l'or : le métal le plus précieux, le
symbole de la Royauté. Cet enfant est le Roi du monde. De l'encens : un parfum de bonne odeur, que nous brûlons dans nos temples, en l'honneur de nos dieux. Cet enfant est divin, il est Dieu devenu homme. Et enfin, de la myrrhe : un parfum utilisé pour embaumer les morts. Là, il s'agit d'un mystère que nous ne comprenons pas encore pleinement, mais nous savons que cet enfant devra souffrir et mourir pour sauver l'humanité et nous réconcilier avec Dieu.

Nous sommes ensuite retournés dans notre pays, mais jamais nous n'avons oublié ce qui s'était passé. Djalâl ad-Dîn Rûmî, un poète de mon peuple, a écrit une poésie dans laquelle Dieu dit : « Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé. » Dieu a mille et unes manières de conduire les hommes à lui. Mes amis et moi n'avions aucune connaissance de ce Dieu, et nous l'avons cherché de la plus étrange des manières, par les pratiques spirituelles païennes de notre peuple et même par des voies que Dieu condamne. Et pourtant, dans son amour, le Dieu unique s'est laissé trouver par nous.

lundi 2 février 2009

Le GPS...

Un dialogue fictif, que j'avais écrit alors que j'étais en 1° L, pour tester les styles d'écriture que j'apprenais en cours de français/littérature. J'ai juste changé le mot "lycée" en "fac", pour faire plus actuel ^^.




Deux jeunes copains discutent en rentrant de la fac. Ils passent devant une affiche publicitaire pour un GPS.

"- Tu sais ce que c'est cette image ? C'est un GPS.

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Le GPS est une des dernières inventions de la technologie moderne. Il sert à guider une voiture : on lui donne la destination et il calcule le trajet le plus court, puis une voix automatique nous guide : "Tournez à droite", "Continuez tout droit", "Tournez à gauche" et finalement "Arrêtez-vous".

Dans la vie aussi, il y a un GPS : c'est Dieu, ton Créateur. Il veut te guider au mieux, de façon à ce que tu arrives au but : sa présence.

- Dieu comparé à un GPS ! C'est nouveau ça. Mais où est ta liberté là-dedans ? Dieu propose, les hommes suivent, comme le GPS ? Je préfère choisir moi-même mon chemin de vie.

- Mais, le GPS n'est qu'un guide, il ne va pas tourner le volant à ta place, il ne va pas arrêter le moteur. S'il te dit de tourner à droite, tu es tout à fait libre de continuer tout droit. Ton GPS, tu n'es même pas obligé de l'allumer ! Mais, si tu choisis ton propre chemin sur une route, tu risques de te tromper de temps en temps. Après, ça peut être pénible pour retrouver ton chemin. Je ne suis jamais obligé de suivre le chemin que Dieu me propose, mais je sais qu'il est le meilleur pour moi, parce que Dieu m'aime et ne me guidera jamais de travers.

- Oui... Si on veut... Mais... je préfère quand même choisir moi-même mon chemin de vie. C'est sûr, je vais me gourrer de temps en temps... mais, je sais que j'ai des défauts, mais je ne suis pas quelqu'un de si mauvais que ça, alors, je pense que la plupart du temps mes choix seront justes. Et puis, même si je me trompe, au moins ce sera mon chemin, tu vois... c'est moi qui me serai trompé. Je reviendrai sur la bonne route et j'assumerai les conséquences.

- Mais tu devrais savoir qu'on n'a pas le droit de s'arrêter ou de se retourner en voiture sur l'autoroute. Et dans la vie non plus : ce qui est fait est fait : tu ne peux pas revivre ce que tu as vécu hier. Parfois, on aimerait bien revenir en arrière, revivre. Mais malheureusement, la machine à remonter le temps, ça n'existe pas. Alors, une fois que tu as fait ton choix dans l'immédiat, si par la suite tu te rends compte que c'est une erreur, il faut assumer les conséquences.
Et même si tu n'es pas particulièrement mauvais, tu sais que sur la route, pour ne pas arriver là où on voulait aller ce n'est pas nécessaire de faire fausse route 10 fois. Une seule fois où tu oublies de tourner suffit pour te perdre. Dans la vie c'est malheureusement pareil : si tu blesses un ami par exemple, involontairement, en te moquant de lui, même si tu ne l'as pas tué il se peut qu'il te fasse la gueule pendant un certain temps.

- Oui mais... ça avec le GPS c'est pareil. Si tu t'es trompé de route, le GPS ne va pas te ramener sur la bonne. Même avec un GPS tu ne peux pas te retourner. Alors, on assume ses erreurs et on continue de construire sa vie sur son passé, agréable comme désagréable.

- C'est sûr ! Ce serait trop facile de revenir juste tout le temps en arrière quand on fait une connerie. Il faut assumer les conséquences de ses choix.

Mais tu sais ce que fait un GPS si tu l'allumes en plein milieu d'un trajet ? Ou alors, si tu ne fais pas ce qu'il t'a dit de faire ?

- Euh... non. Il fait quoi ?

- Il ne se rend pas compte que tu lui as désobéi, et il recalcule toutes les données, pour te donner le chemin le plus court par rapport à la destination que tu as indiquée. Tu peux à nouveau le suivre, et tu arriveras à l'endroit duquel tu es parti. Tu vois, moi, avec Dieu, c'est pareil. Si je lui désobéis, si je préfère suivre ma propre voie plutôt que la sienne, à partir du moment où j'accepte que je me suis trompé, et où je reviens à lui, il me guide à nouveau. Et tu sais, c'est exactement ça que je trouve tellement super dans ma vie avec Dieu : je peux toujours recommencer, et je sais qu'il n'arrêtera jamais de m'aimer. Bien sûr, si je m'écarte de son chemin et que je fais une gaffe, je dois en assumer les conséquences. En voiture, la route sera alors plus longue. Dans la vie, les conséquences de mes choix demeureront. Mais je pourrai repartir à nouveau vers le but final, et même si je m'égare 1000 fois j'arriverai finalement au but.

- Euh... oui, je comprends mieux.

Et je respecte entièrement ton choix. Mais pour moi, je préfère quand même me passer d'un GPS, me démerder tout seul pour arriver à mon but. Je ne sais pas pour toi, mais moi je veux suivre mon chemin. Tu piges ce que je veux dire ?

- Oui je vois. Mais sur la route, si tu te trompes tu n'arriveras jamais à destination. Et je te rappelle que la destination de la vie, c'est la présence de Dieu pour l'Eternité. Alors, si tu rates ce but, tu n'arriveras pas en sa présence. Tu seras pour toujours perdu loin de Dieu. Ce n'est pas pour te faire peur, mais nos choix ici ont des conséquences pour toujours.

- Si je n'accepte pas Dieu, je serai toujours perdu pour avoir refusé de l'accepter c'est ça ? Pas très sympa ton Dieu.

- Pas pour avoir refusé de l'accepter en soi, mais parce qu'une seule faute suffit pour être séparé à tout jamais de Dieu. Tu es d'accord avec moi que le mal mérite une punition ?

- Oui, bien sûr, on est d'accord. Mais... à ce moment-là y a plus d'espoir du tout.

- Effectivement quand on voit les choses comme ça, c'est sans espoir, c'est mort de toute façon. Mais c'est pour ça que Jésus est venu dans le monde. Lui il a pris sur lui les fautes de tous, alors qu'il n'avait lui-même rien fait. C'est comme ça que tous ceux qui l'acceptent peuvent être sauvés, et que tous les hommes ont la possibilité d'allumer de GPS.

- C'est un peu facile ça. Un gars pourrait faire n'importe quoi pendant toute sa vie, se convertir à la dernière minute et être sauvé.

- Pas si facile que ça... Il fait quand même se rendre compte qu'on est perdus, qu'on ne peut rien faire. Parce qu'on est mauvais. Ca froisse l'ego de le reconnaître. Pour accepter le sacrifice de Jésus, faut reconnaître qu'on est complètement nuls, qu'on ne peut rien faire par nous-mêmes... qu'on est perdus, et qu'on a besoin d'un Sauveur.

- Ca y est j'ai compris."

Ils continuent de marcher. Cinq minutes plus tard :

"- Et je crois que pour moi il est temps aussi d'allumer de GPS."

lundi 15 décembre 2008

Témoignage fictif : Le brigand crucifié

SaluuuuuuUut !

Pour cette semaine, j'avais à coeur de vous partager un texte que j'ai écrit il y a plusieurs années déjà, qui me tient toujours énormément à coeur. Il s'agit d'un témoignage fictif, d'un homme qui a sans doute fait des choses atroces dans sa vie, puisqu'il a été condamné à mourir crucifié, ce qui à l'époque des Romains était le châtiment réservé aux pires monstres de l'humanité. Mais là, sur la croix, tout a basculé, parce qu'il a passé les dernières heures de sa vie à côté d'un homme qui a lui aussi été crucifié, sur la croix à côté de lui... mais cet homme-là était innocent. Pire : il avait choisi de mourir volontairement, à la place de millions de milliards de coupables. L'Evangile de Luc nous raconte une petite partie de l'histoire de cet homme, un brigand crucifié à la droite de Jésus. Pour le reste... j'ai fait travailler mon imagination. Qui était cet homme ? Un zélote, c'est-à-dire une sorte de révolutionnaire de l'époque, rebelle à l'autorité romaine autant qu'à l'autorité religieuse Juive ? Peut-être même un camarade du fameux Barrabbas, l'assassin libéré à la place de Jésus sous les cris de la foule ? Ou bien, un tueur à gages payé par un haut personnage politique pour éliminer un rival lors de la fête de la Pâques ? Ca arrivait fréquemment à cette époque. Ou encore, un brigand de grand chemin qui tuait les voyageurs et volait leurs biens ? Nous le saurons au Ciel. Mais... place à la fiction. Donnons la parole à cet homme.

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"Je suis né dans la province romaine de Judée dans une famille juive type, pratiquant la religion juive comme tous à l'époque, par tradition et sans grande conviction. J'ai été élevé dans une petite ville dans laquelle mon père exerçait un petit métier d'artisan, comme plus ou moins tous les hommes de l'époque. Depuis ma plus tendre enfance, je voyais mes parents, ma famille et mes amis souffrir des abus de pouvoir de l'armée romaine qui occupait le pays. Ma famille attendait la venue du Messie, grand Roi des Juifs annoncé par les prophètes, dont tous pensaient qu'il viendrait les délivrer du pouvoir de l'envahisseur romain et instaurer le règne des juifs sur la Terre. Mais au cours des dernières décennies, il ne passait pas une semaine sans que l'on n'entende parler d'un nouveau Messie auto-proclamé, qui rassemblait une petite dizaine d'hommes, lançait quelques menues attaques contre des postes militaires romains, était arrêté et duquel quelques jours plus tard on n'entendait plus parler. Alors moi, après quelques centaines de déceptions, j'en avais marre d'attendre. J'étais un jeune homme à ce moment-là, et comme beaucoup de jeunes de ma génération je décidai de fuir le foyer familial et de m'engager dans le mouvement clandestin de rébellion, sans me soucier de ce Messie duquel on me rabâchait les oreilles et qui tardait à venir (d'ailleurs, le pouvoir religieux ne valait guère mieux que l'armée romaine, il savait s'y prendre pour exploiter la Loi en leur faveur). Je suis vite devenu un "dur", j'étais connu et apprécié pour de nombreux coups glorieux contre des politiciens avides de pouvoir, des légionnaires qui exploitaient les pauvres paysans juifs, des Pharisiens plus préoccupés par leur pouvoir personnel que par la volonté divine... A vrai dire, je me souciais très peu à cette époque-là de l'existence ou non d'un Dieu : s'il existait, il n'avait qu'à faire notre travail à notre place ! La vie religieuse était tellement intéressée par l'argent et le pouvoir, et les excès des Pharisiens si bien connus en Judée, Samarie et Galilée*, que je me disais que Dieu devait être comme eux.
Mais un jour, tout s'effondre : à la fête de la Pâque, je suis arrêté par les soldats romains alors que je tentais d'approcher un centurion pour l'assassiner, et je connaissais le prix à payer si un gars de mon genre était arrêté : la croix, immanquablement.
Effectivement, ce fut ce qui arriva : le 10 Avril de l'an 33 selon votre calendrier**, je fus conduit sur le mont Golgotha, où avaient lieu les crucifixions. Une foule immense s'était assemblée pour se moquer de moi, m'injurier. La colère me remplit lorsqu'un soldat romain cloua mes mains et mes pieds à ma croix, jointe à un sentiment d'impuissance. Je ne pouvais rien faire pour l'arrêter, et la douleur physique n'était rien comparée à ma détresse d'avoir échoué dans ma mission. Avec moi étaient deux autres crucifiés : le premier un vieux copain à moi, qui avait participé à plusieurs mauvais coups ensemble avec moi, et qui avait été arrêté en même temps que moi ; mais le deuxième, qui fut cloué entre nous deux, moi à sa droite, mon copain à sa gauche : Jésus de Nazareth !!! Personne dans toute la Palestine n'ignorait le nom de cet homme, mais les opinions à son sujet étaient assez controversées. Certains disaient qu'il était le Messie promis, et il l'affirmait lui-même et faisait beaucoup de miracles inexplicables pour le soutenir, mais, contrairement à tous les autres pseudo-Messies, il ne cherchait pas à s'enrichir aux dépens des autres, mais au contraire enseignait aux hommes l'amour les uns envers les autres, l'honnêteté et l'intégrité morale... D'autres, notamment les chefs religieux que sa prédication dérangeait parce qu'il n'hésitait pas à mettre en lumière leurs activités frauduleuses et l'immense écart entre leur conduite et leur enseignement, prétendaient que c'était un fou et un imposteur. Ce qui rendait le personnage d'autant plus énigmatique était que ce simple fils de charpentier de la petite ville de Nazareth n'avait pour ainsi dire aucune éducation, mais que cependant il connaissait les Écritures Saintes mieux que les scribes et les Pharisiens les plus érudits. Même moi, le rebelle vivant en-dehors de la société, j'avais entendu parler de cet homme qui, considéré comme fou par ses propres frères, parcourait le pays avec un groupe de 12 hommes qu'il appelait ses disciples, guérissant des malades partout où il passait, ayant toujours une conduite très charitable envers tous, et invitant les hommes au repentir. "Repentez-vous, disait-il, car le Royaume de Dieu est proche ! " Mais je me souciais peu d'un tel individu, j'en avais tellement vu de la part des pseudo-Messies que je me disais que s'il était vraiment le bon (et ça m'était au final parfaitement égal) il devrait s'allier à nous, à notre leader Barrabbas (qui, heureusement pour la rébellion, avait été libéré à la demande des responsables religieux juifs qui avaient droit à une libération de prisonnier à chaque fête de la Pâque) pour qu'ensemble nous chassions enfin ces chiens de Romains ! Mais que penser d'un homme qui prêche l'amour envers ses ennemis, et la repentance comme moyen d'accès direct au pardon de Dieu ? Devrions-nous aimer les Romains qui nous maintenaient en esclavage ? JAMAIS !!! Mais tout de même, être crucifié à côté d'un tel homme qui avait fait tant de bruit au cours des 4 dernières années avait quelque chose de surprenant. Comment les chefs religieux juifs, dont tous savaient qu'ils cherchaient depuis très longtemps à le faire mourir parce qu'il les dérangeait en dénonçant ouvertement leur hypocrisie, avaient-ils fini par parvenir à leurs fins ?
Bien vite, ce fut lui qui devint le centre d'attraction général, et qui recevait toutes les moqueries. "Fils de David," criait la foule, "Fils de David, si tu es le Messie, descends de la croix." Mon copain et moi nous joignîmes aux moqueries. Tout près de lui, un groupe de femmes pleuraient, il s'agissait de la mère de Jésus et de quelques femmes qui, touchées par son amour, l'avaient suivi. J'imaginais la détresse de ces femmes, qui avaient cru en lui comme leur libérateur et maintenant voyaient tous leurs rêves s'écrouler devant leurs yeux. Non, ce n'est pas possible que cet homme soit le Messie, ce jour marquait la défaite de Jésus de Nazareth. Un nom en plus sur la liste des "Messies" que les Romains avaient tués. En je renchaînai sur les moqueries, criant toute ma haine envers ce personnage qui était tout aussi impuissant que nous à nous délivrer de là.
Mais là, je regardai son visage. Et comme ses yeux croisaient les miens, je vis une expression étonnante sur son visage. Pas de la colère d'avoir échoué, comme je le pensais. Pas non plus une froide résignation. Mais, au milieu du sang et des larmes mêlées, on pouvait lire une immense tristesse, une douleur inexprimable par les mots, mais au travers de cela une paix immense. Alors je compris enfin : cet homme était vraiment le Messie, et il souffrait là le châtiment de tous les hommes de l'histoire, il payait le prix de toute la haine que le monde avait engendrée.
Quel choc ! Toute ma vie se déroula très vite devant moi en quelques minutes, je voyais ma rébellion et tout le sang que j'avais versé, je revis la colère et la haine qui avait dicté toutes mes actions, je me souvins du premier homme que j'avais tué, du deuxième, du troisième... Tous les crimes atroces que j'avais commis me revinrent en mémoire, et pour la première fois de ma vie je me vis tel que j'étais réellement : un criminel, un meurtrier, un monstre... un pécheur. J'avais vécu toute ma vie en laissant la haine et la colère dicter toutes mes actions, j'avais commis tant d'horreurs... et cet homme, crucifié à quelques mètres de moi, lui qui avait toujours été innocent, lui qui avait passe quatre longues années à annoncer l'amour et le pardon, lui l'agneau pur, payait le prix de mes crimes. Je compris l'immense souffrance qui se lisait sur son visage, car non seulement son corps était endolori de façon épouvantable, mais de plus cet homme savait qu'il payait en ces instants le prix du pardon de tout un chacun. Le destin du monde se jouait en ces quelques heures.
J'entendis la voix rauque de mon camarade renchérir aux moqueries : "Si tu es le Messie, alors sauve-toi, et sauve-nous !" Et je lui répliquai : "Ne crains-tu pas Dieu même maintenant, que tu vas mourir ? Nous avons mérité ce châtiment ; mais celui-ci n'a rien fait pour mériter la mort." Puis, à l'adresse de celui dont j'avais compris qu'il était le Sauveur de toute l'humanité : "Jésus, pense à moi quand tu viendras dans ton Royaume." J'avais très peu d'espoir, il me semblait être passé à côté du but de ma vie, avoir échoué sur toute la ligne. Je croyais qu'il était trop tard. Mais la réponse de Jésus fut déroutante : "Je te le dis, aujourd'hui encore tu seras avec moi au Paradis." Mes yeux croisèrent ceux de mon Sauveur, et je vis au-dedans de lui la joie de voir un criminel tel que moi se repentir d'un cœur sincère de tous ses crimes, et qu'il m'offrait bien volontiers le pardon. J'avais tant péché, et tant m'avait été pardonné ; alors comment pouvais-je, moi, refuser le pardon aux autres ? Aussi, à cet instant précis, je pardonnai aux Romains, à ceux que j'avais combattu toute ma vie, je leur pardonnai tout ce qu'ils avaient fait à la Judée.
Mon calvaire dura encore plusieurs heures, mais celui de mon Seigneur fut nettement plus court. Et, juste avant de rendre le dernier soupir, il prononça ces mots, qui restèrent dans ma tête jusqu'à l'instant de ma mort : "Tout est accompli." Oui. Tout était accompli. Le Messie avait rempli sa mission, le monde entier pouvait maintenant être pardonné. Et c'est la paix dans le cœur pour la première fois de ma vie que je m'en fus auprès de mon Sauveur. Tout est accompli. Le Royaume de Dieu est venu, comme il l'avait annoncé, dans le cœur de tous ceux qui l'acceptent."

*A la mort du roi Hérode I° de Palestine, celui qui a cherché à faire mourir Jésus en faisant tuer tous les enfants nouveaux-nés de la ville de Bethléhem par ses soldats, la province romaine de Palestine fut séparée en trois provinces, sur lesquelles régnaient sous tutelle romaine (comme leur père) les trois fils du roi précédent. Ces trois provinces furent du Nord au Sud : la Judée, la Samarie et la Galilée.

**Date traditionnelle de la crucifixion de Jésus.