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dimanche 16 décembre 2012

Courageous

Visiteurs du jour, bonjour !

J'ai déjà parlé ici de Sherwood Pictures, la principale compagnie de films à message chrétien aux Etats-Unis, avec deux articles sur Facing the Giants et Fireproof. Je remets ça aujourd'hui avec Courageous, leur dernière production qui, comme pour chacun des films, traite d'un thème que les producteurs considèrent comme primordial pour la société : la paternité. Je l'avais regardé avec une amie au moment de la sortie du DVD et je l'ai revu hier soir avec mon colocataire. Les personnages sont de moins en moins caricaturaux et de plus en plus humains, la réalisation a beaucoup progressé en qualité (on sent la hausse du budget dans les moyens mis en oeuvre !), le jeu de certains acteurs reste moyen (la plupart ne sont pas des professionnels), le film n'en est pas moins agréable à voir. Je vous propose donc de regarder la bande annonce avant de lire mes impressions.



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Le film raconte l'histoire de quatre policiers dans une grande ville américaine, qui se trouvent en première ligne de la guerre des gangs. Chaque jour, ils risquent leur vie dans les rues pour protéger la ville (oui, je suis d'accord, ici ce côté de policier-héros ça fait très américain ^^, je n'aime pas trop mais ce n'est pas l'essentiel du film). Chaque soir, lorsqu'ils ont terminé leur service, chacun d'eux rentre chez lui et fait face à un défi d'un tout autre genre : sa vie de famille. D'où le slogan du film : "Honor begins at home", "L'honneur commence à la maison".

Tout au début du film, nos 4 héros sont convoqués par le sheriff, qui leur lit un courrier qu'il vient de recevoir : une étude a montré qu'un jeune qui n'a pas eu un père présent pour s'occuper de lui a nettement plus de chances de tomber dans la délinquance, de devenir membre d'un gang, de prendre de la drogue ou de finir en prison. Son message à ses hommes : "Lorsque vous êtes en service, donnez le meilleur de vous-mêmes. Mais lorsque votre service est terminé, rentrez chez vous et soyez présents pour vos familles, aimez vos enfants." Les paroles de leur supérieur donneront beaucoup à réfléchir à ces hommes... et seront le point de départ de l'intrigue du film.

En effet, nos 4 amis ont des situations familiales très différentes l'une de l'autre. Adam, père de famille quadragénaire de la classe moyenne américaine, aime passionnément sa petite fille de 9 ans mais il est assez distant de son fils adolescent, qui souffre de ce que son père s'intéresse tellement peu à lui. Nathan, un Afro-Américain d'une trentaine d'années, n'a jamais connu son propre père qui a abandonné sa mère avant sa naissance et la souffrance de cette absence l'a conduit à une jeunesse chaotique. Aujourd'hui, il est prêt à tout pour garantir le meilleur avenir possible à ces enfants et leur éviter toutes les difficultés qu'il a lui-même subies... au point de parfois les surprotéger. Il se montre surtout très strict concernant la vie sentimentale de sa fille de 15 ans, qui lui en veut pour cela. Shane est divorcé, de même que ses parents avant lui. Il doit travailler dur afin de gagner assez d'argent pour verser à son ex-femme une pension alimentaire pour leur fils, qu'il ne voit que rarement. Chaque fois qu'il le voit, il constate à quel point sa mère fait tout pour le monter contre lui. David, lui, est une jeune recrue de la police qui a un secret : lorsqu'il était étudiant et jouait au football dans l'équipe de son Université, il a eu une relation avec une pom-pom girl qui est tombée enceinte de lui... et il a ensuite abandonné son enfant. Le groupe se lie aussi d'amitié avec Javier, un immigré latino-américain qui cumule les emplois précaires et lutte pour joindre les deux bouts et pourvoir aux besoin de sa femme et de ses deux enfants.

Quelque temps après cette intervention du sheriff, la famille d'un des 4 policiers est frappée par un terrible drame (je ne vais pas tout dévoiler quand même ^^) qui bouscule le groupe d'amis dans leurs petites habitudes et les fait prendre conscience à quel point leur influence est déterminante pour l'avenir de leurs enfants. Ensemble, ils décident de réévaluer radicalement toute leur vie : leur foi, leurs familles, leurs succès mais aussi leurs failles, et surtout ce que devrait être leur responsabilité en tant que pères, à la lumière de principes tirés de la Bible... Le résultat de leur réflexion : une résolution, détaillée en de nombreux points, par laquelle ils s'engageront tous les 5 (les 4 policiers et Javier) à toujours donner à leurs enfants la première place dans leur vie.

L'histoire continue et chacun de ces hommes fera face à des épreuves inattendues. Que dira Nathan à sa fille pour lui faire comprendre qu'il l'aime tellement qu'il veut le meilleur pour elle et pour son avenir ? Comment réagira Javier lorsqu'il aura enfin (grâce à ses nouveaux amis) trouvé un emploi stable et que son patron lui demandera de frauder ? Quant à Shane, jusqu'où est-il prêt à aller pour payer la pension alimentaire de son fils et lui montrer à quel point il compte pour lui ?

Moi aussi, j'ai un père et je me rends compte tous les jours de l'immense influence que son modèle, en bien et en mal, a eu et continue d'avoir sur ma vie. Plusieurs conversations que j'ai eues récemment, avec mes colocataires et d'autres amis de mon âge, à-propos de nos parents, notamment de nos pères, et des joies et souffrances qu'ils nous ont causées, m'ont montré à quel point un parent façonne une vie... et à quel point l'échec d'un parent peut la ravager. Un jour, je serai probablement un père moi-même (en tout cas j'espère), et ce jour-là, je voudrai construire l'avenir de mes enfants sur les meilleures bases possibles. Ces bases, je devrai moi-même les incarner parce que comme le dit la chanson du groupe de rap Sniper, un père c'est aussi un (re)père. Je n'ai pas envie d'être un père "passable", "pas trop mauvais" ou "meilleur que la moyenne" : je n'aurai que quelques années pour façonner d'une façon définitive l'avenir de mes enfants et je veux leur donner LE MEILLEUR. Alors, j'ai décidé de m'y préparer dès maintenant !

mercredi 1 juin 2011

Fireproof

Salut tout le monde !

Il y a quelque temps j'ai écrit un résumé commentaire du film Facing the Giants, le deuxième film de Sherwood Pictures qui a été le premier grand succès de Sherwood, permettant à la compagnie de devenir le leader du cinéma à message chrétien aux États-Unis. Aujourd'hui, je voulais parler d'un autre de leurs films, le troisième qu'ils ont réalisé et mon préféré : Fireproof, sorti en 2008 et qui aborde le thème de l'amour et du mariage, cette promesse d'aimer pour toujours.
À noter qu'après la qualité cinématographique très moyenne de Flywheel (leur première production) et les gros progrès faits dans Facing the Giants malgré un budget limité, les fruits du succès de celui-ci ont permis de mettre des moyens beaucoup plus considérables dans la production des films, qui tout en étant encore loin du niveau des géants de l'industrie du cinéma sont aujourd'hui de tout à fait bonne qualité. Comme les précédents, Fireproof a été produit par Alex Kendrick (qui joue l'entraîneur Grand Taylor dans Facing the Giants). En plus de ça, un excellent Kirk Cameron qui signe un des meilleurs rôles de sa carrière d'acteur. Un seul regret : pourquoi garder les titres en anglais dans la version française plutôt que de les traduire ?

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Donc, je vous propose de regarder la bande annonce avant de lire mon commentaire.

Le film met en scène Caleb, un capitaine pompier. Caleb se voit lui-même comme quelqu'un de bien, il lutte pour sauver des vies. Cependant, sa famille est en crise : après les débuts de leur amour, son épouse Catherine et lui se sont laissés enfermer dans une routine, en sont venus à vivre deux vi
es totalement séparées et à présent, ils n'ont plus rien en commun. Au bout de 8 ans de mariage, ils se disputent de plus en plus fréquemment. Caleb a l'impression que sa femme ne lui manifeste aucun respect, Catherine sent qu'il ne s'intéresse plus à elle, à ce qu'elle vit, à ce qu'elle ressent. Finalement, un soir, après une violence dispute, Catherine dit à Caleb qu'elle veut divorcer. Caleb accepte d'abord à cette idée, espérant que cela lui procurera enfin la paix. Mais quand il en parle avec Michael, son collègue pompier et meilleur ami, celui-ci lui explique ce qu'il croit : le mariage est une alliance sensée durer pour la vie, une promesse d'amour qui ne dépend pas des sentiments, mais d'un choix : celui d'aimer, envers et contre tout, quelles que soient les circonstances. Plus encore : le choix de continuer à aimer même si on ne reçoit rien, aucun amour en retour. Soutenu par ses parents et par Michael, Caleb décide de tout faire pour regagner le cœur de Catherine et de sauver leur mariage. Par ces difficultés, il trouve aussi la foi en Jésus (et là il y a certaines scènes qui sont un peu trop prêchi-prêcha à mon coût, mais j'ai déjà vu largement pire). Jusqu'à la dernière scène du film, Caleb lui-même ignore s'il réussira à empêcher le divorce, mais quelle que soit l'issue, il choisit d'aimer son épouse gratuitement.

J'ai vu ce film pour la première fois ici en Espagne, avec mon coloc et deux autres amis, un jeune couple. Et il ma beaucoup touché. Les personnages ne sont pas des héros, ce sont des personnes ordinaires, dans les difficultés desquelles chacun peut se reconnaître. Ceux qui entourent Caleb et veulent l'aider, comme Michael, ne le jugent pas pour ses problèmes : ils comprennent et respectent sa colère et ses frustrations, l'écoutent et le soutiennent.
Parce que, comme le dit Michael : "Fireproof ne signifie pas que le feu ne viendra pas, mais que quand il viendra tu seras capable d'y résister." Mais grâce à ses amis et à sa foi, Caleb va découvrir l'amour fireproof, qui résiste au feu de l'épreuve.

À une époque où 1 mariage sur 3 finit en divorce, parfois avant la fin du 3° mois de vie commune, sans compter le nombre de couples qui ne se marient tout simplement plus mais vivent ensemble puis se séparent librement, où tant d'hommes se vautrent dans la pornographie sans penser à la douleur que cela afflige à la femme qu'ils prétendent aimer, et où à cause de tout ça tant d'enfants et de jeunes grandissent sans la sécurité d'une famille unie... le message de ce film est plus important que jamais : le mariage est un engagement d'amour qui est faut pour durer toute la vie, et il est encore possible aujourd'hui d'aimer pour toujours, d'un amour fireproof, plus fort que les crises.

Donc inutile de dire que je recommande très très très fortement ce film à tous !!!

Et je conclus avec cette magnifique vidéo, de la chanson You belong to me, avec des scènes tirées du film.

jeudi 31 mars 2011

Facing the giants

Hey !

Ce week-end, j'ai eu une conversation avec deux amies, à-propos du football américain. C'est un sport que je connais très peu, et sur lequel je dois admettre que j'ai beaucoup de préjugés. Alors, comme j'ai toujours aimé apprendre de nouvelles choses et m'intéresser à de nouveaux thèmes, d'autant plus si ça me permet de dépasser mes propres préjugés, cette conversation m'a donné envie d'en savoir plus sur ce sport. Depuis, j'ai appris beaucoup de nouvelles choses, notamment qu'il se joue en phases d'attaque et de défense distincte. Tout ça me permet de mieux comprendre ce sport, et effectivement je le trouve intéressant. J'ai remarqué des similitudes avec le rugby (mon sport préféré), mais aussi des différences fondamentales, qui en font un sport bien distinct, avec ses propres stratégies. Comme au rugby, chaque joueur dans une équipe a son rôle bien défini. Je pense d'ailleurs que ce sport gagnerait à être plus connu et pratiqué hors des États-Unis. En tout cas, je ne dirai plus jamais par ignorance qu'il s'agit d'un pur sport de bourrin, la réalité est toute autre !!!

Et tout ça m'a donné envie d'écrire un article pour vous parler d'un film que j'ai déjà vu plusieurs fois, en plusieurs langues (français, anglais américain, et espagnol), et qui me touche énormément à chaque fois : Facing the Giants, un film qui se déroule justement dans le monde du football américain.

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Facing the Giants est le deuxième film de Sherwood Pictures, la principale
compagnie de production de films à message chrétien aux États-Unis. Sherwood Pictures dépend de l'Église baptiste de Sherwood, à Albany dans l'État américain de Georgia. Leur premier film, Flywheel, est passé assez inaperçu même dans les milieux chrétiens, mais c'est le grand succès de Facing the Giants qui les a vraiment fait connaître. Une remarque s'impose : si vous cherchez des films d'une qualité cinématographique exceptionnelle, une réalisation hors pair et des effets spéciaux impressionnants, vous allez être déçus : leurs films sont de bonne qualité, avec des histoires bien construites, mais sans être absolument extraordinaires. Comme il s'agit d'une petite compagnie indépendante, et qui s'adressent en premier lieu à un public particulier, le public chrétien (même si effectivement celui-ci est beaucoup plus large aux États-Unis qu'en Europe), ils ont un budget limité. De plus, ils sont quand même très américains, et ça, je sais que ça ne plaît pas à tout le monde. Mais ça reste des bons films, et avant tout, le plus important pour les producteurs, c'est le message qu'ils transmettent.

Facing the Giants raconte l'histoire de Grant Taylor, qui travaille comme entraîneur de football dans une école chrétienne. Son équipe vient de passer par plusieurs saisons d'échecs, ses joueurs sont démotivés et les meilleurs d'entre eux changent d'école pour une équipe qui connaît plus de succès. En plus de ça, Grant a de gros problèmes financiers, sa maison tombe en ruines, sa voiture est sans cesse en panne, et on apprend que cela fait 4 ans que son épouse et lui essayent, sans succès, d'avoir un enfant. À cause de tout ça, Grant sombre de plus en plus dans. la dépression. Un soir, il surprend une conversation entre plusieurs parents d'élèves, les responsables de l'équipe, et son entraîneur-adjoint, qui souhaitent le licencier à cause du manque de résultats et cherchent à convaincre son adjoint d'accepter de le remplacer. Plus désespéré que jamais, il ne fermera pas l'œil de la nuit. Et c'est pendant cette nuit mémorable qu'il supplie Dieu de venir à son aide et qu'il s'interroge sur les rapports entre la foi et le football. Il en vient à la conclusion que, dans le football comme dans tous les autres domaines, si la seule motivation dans une vie est le succès ou la gloire propre, alors cette vie est forcément vouée à l'échec. Mais si on choisit de vivre dans le but de glorifier Dieu dans tout ce qu'on fait, alors Dieu commence à accomplir de grandes choses pour montrer sa gloire au-travers de nous. Et Dieu s'intéresse aussi au football, parce qu'il s'intéresse aux hommes, et si les hommes choisissent de lui rendre gloire par le don qu'il leur a donnés pour le football, alors il les bénira. Le lendemain, il partage ce qu'il a découvert avec ses joueurs, et ceux-ci vont décider un à un, le capitaine en premier puis tous les autres, d'accepter de changer leur attitude par rapport au football et à la vie en général. Dorénavant, l'équipe ne joue plus pour elle-même mais pour rendre gloire à Dieu, et qu'ils gagnent ou qu'ils perdent, ils le remercient. Et là, beaucoup de choses changent, pas seulement dans leurs résultats sur le terrain mais aussi dans leurs relations entre eux, avec leurs parents, leurs professeurs et le reste de leur entourage. Et Dieu apprend à Grant et à toute son équipe à tenir ferme face aux géants : les géants de l'équipe adverse sur le terrain de football, et les géants de la peur, de l'échec et de la dépression dans la vie de l'entraîneur.

Mon résumé me paraît assez superficiel, mais ce film est vraiment exceptionnellement profond et contient énormément de leçons pour la vie. Alors, je ne peux que vous recommander à tous de le regarder. Pour conclure, voici le site officiel du film.

lundi 8 novembre 2010

Le Seigneur des Anneaux

Bonjour chers lecteurs !

J'ai passé ce week-end chez une amie, et samedi soir on a regardé l'Épisode 1 du Seigneur des Anneaux. Ceux qui me connaissent savent que je suis fasciné par l'Univers de Tolkien, j'ai énormément d'admiration pour cet écrivain, qui a réussi à inventer un monde imaginaire, mais pourtant totalement cohérent, avec une géographie qui pourrait exister dans la réalité, des peuples avec chacun leurs coutumes, plusieurs langues totalement inventées mais pourtant avec une grammaire qui tient debout, une histoire de plusieurs siècles... Un génie ! Revoir le film La Communauté de l'Anneau m'a permis de me replonger dans le fabuleux univers de la Terre du Milieu... et là, je me rends compte que je n'ai encore jamais publié d'article à ce sujet sur mon blog ! Alors je me dis qu'il faut absolument remédier à cet oubli au plus vite. Je crée même une catégorie, parce qu'il pourrait y avoir plusieurs articles sur le Seigneur des Anneaux dans le futur.

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Sur les sources d'inspiration de l'auteur, J.R.R. Tolkien, on a dit tout et n'importe quoi. Y compris dans le milieu chrétien. Certains se sont acharnés à absolument vouloir faire du Seigneur des Anneaux, et des autres oeuvres de Tolkien, une grosse métaphore de l'Evangile du début à la fin, voire même un gigantesque projet d'évangélisation. Tolkien était effectivement un philosophe d'inspiration chrétienne : son père étant décédé alors qu'il avait 4 ans, sa mère entre dans l'Eglise catholique contre l'avis de sa famille protestante, et l'élève dans un catholicisme strict, et il est resté catholique profondément pieux tout au long de sa vie, alors même que les catholiques sont plutôt mal vus à son époque au Royaume-Uni. Le meilleur ami de Tolkien était C.S. Lewis, l'auteur des Chroniques de Narnia, et c'est par Tolkien que Lewis, auparavant athée convaincu, s'est converti au théisme puis plus tard au christianisme (un article sur lui est prévu aussi, mais... j'ai tellement d'idées en tête, il faut juste que je trouve le temps de m'y mettre ^^) (L'article sur Lewis a été écrit entretemps, le voici). A-propos de sa rencontre avec Tolkien, Lewis à écrit dans son autobiographie, Surpris par la Joie : "Dès ma naissance, on m'a averti de ne jamais faire confiance à un papiste [càd un catholique], et dès mon arrivée dans l'Université anglaise, de ne jamais faire confiance à un philologue. Tolkien était les deux, et pourtant, je n'ai pas pu ne pas lui faire confiance." Et effectivement, puisque l'auteur était chrétien, on peut discerner plusieurs éléments de sa pensée chrétienne dans ses oeuvres, et faire plusieurs parallèles avec l'Evangile. Les 3 personnages principaux de la trilogie du Seigneur des Anneaux, Frodon, Gandalf et Aragorn, ont tous les deux par moment certains traits de caractère qui ressemblent à ceux du Christ, l'exemple le plus flagrant étant évidemment Gandalf le Gris qui meurt pour sauver le Porteur de l'Anneau du Balrog, et qui revient à la vie et devient Gandalf le Blanc. Tolkien lui-même a expliqué que sa foi chrétienne a été une source d'inspiration pour son oeuvre, et y transparaît plusieurs fois. Malheureusement, ces parallèles se voient beaucoup mieux dans las livres que dans les films... et je pense d'ailleurs que c'est volontairement qu'ils ont été enlevés.

Par contre,
vouloir faire du Seigneur des Anneaux une métaphore chrétienne du début à la fin est faux, et dangereux. Tolkien n'a jamais affirmé ça, il était même en désaccord avec son ami Lewis, parce qu'il trouvait que les symboles chrétiens dans Les Chroniques de Narnia, surtout dans Le Lion et la Sorcière Blanche, étaient beaucoup trop forts. Le Seigneur des Anneaux est un roman de fiction, Tolkien disait que ses oeuvres étaient "des contes de fées pour adultes". Il faut le prendre pour ce que c'est, un roman très bien écrit, une fiction, absolument pas pas une métaphore de quoi que ce soit. Par ailleurs, Tolkien s'est inspiré de la Bible, mais aussi de toutes sortes de mythologies païennes, notamment nordique. La création du monde selon Tolkien (qui est surtout explicitée dans le Silmarillion) est très différente du récit biblique de la Création : le Dieu Créateur, Eru Iluvatar, crée le monde en général, puis confie aux Valar la tâche de continuer la création, en leur confiant à chacun une partie de son Chant. Cette idée ressemble davantage à la conception polythéiste des mythologies germaniques qu'à ce que dit la Bible. De plus, comme Tolkien était catholique convaincu, plusieurs des idées anti-bibliques du catholicisme se retrouvent aussi dans son oeuvre.

De plus, comm
e Tolkien s'inspire de mythologies païennes (et Lewis aussi, plutôt nordique et germaine pour Tolkien, plutôt celte et grecque pour Lewis), il y a dans ses oeuvres des elfes, des nains, des mages et des sortilèges. Ce qui fait que, alors que certains chrétiens ensensent le Seigneur des Anneaux et le font passer pour une "oeuvre chrétienne" (quelle absurdité qui dégoûterait son auteur !), d'autres le condamnent et le rejettent en bloc parce qu'il parle de magie. Contrairement aux absurdités qu'on peut entendre parfois, Tolkien n'a JAMAIS été attiré par l'occultisme et la sorcellerie, au contraire, il a toujours très clairement averti ses amis contre les dangers de ces pratiques (alors que beaucoup d'intellectuels britanniques de son époque s'intéressaient à ces choses). Mais il était professeur de littérature, et donc il connaissait très bien les différentes mythologies desquelles il s'inspire, et même s'il ne pouvait pas approuver leur côté spirituel, il admirait énormément la richesse littéraire et culturelle de ces légendes, et c'est de cette richesse qu'il s'est inspiré dans son oeuvre. Est-ce qu'on peut pour autant considérer comme acceptable une histoire qui met en scène de la sorcellerie ? A ce niveau-là, je pense qu'il s'agit en grande partie d'une question de sensibilité personnelle : certains seront très sensibles à la magie et ça les mettra mal à l'aise, alors que d'autres sauront apprécier l'histoire, et même en tirer des idées bibliques, sans que le côté magique ne leur pose aucun problème. Si les livres du Seigneur des Anneaux ne me posent personnellement aucun problème, c'est vrai que certaines scènes du film, qui n'ont aucun parallèle dans la livre, me gênent beaucoup, je pense notamment à la scène du combat entre Gandalf et Saroumane au début de la Communauté de l'Anneau, ou encore à celle de la création des Uruk-Hai par Saroumane.

Bref, en conclusion je dirais qu'il faut tout simplement savoir trouver l'équilibre entre idéaliser l'oeuvre de Tolkien, et la diaboliser. On peut remarquer quelques parallèles avec l'Evangile voulus par l'auteur, et s'en réjouir et y réfléchir, sans chercher à voir la Bible partout. On peut laisser de côté les idées anti-bibliques qui s'y trouvent, tout en se rendant compte qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction.
Et surtout, on peut apprécier l'histoire, fascinante, pleine de suspense et de rebondissements, et admirer le génie de son auteur.

vendredi 9 avril 2010

Banlieue 13 Ultimatum - B13U

Salut tout le monde !

Hier après-midi, j'étais en visite chez Loïc, mon meilleur ami, et nous avons regardé un film ensemble : Banlieue 13 Ultimatum - B13U. Un film intéressant, qui donne à réfléchir, et qui m'a donné envie d'écrire un article ici. Même s'il y a des points que j'ai trouvés mauvais. A commencer évidemment par une violence omniprésente, et un rejet total de l'autorité, qui se caractérise surtout par une haine de la police... autant de valeurs avec lesquelles je ne peux évidemment pas être d'accord. Mais si on arrive à dépasser ce "folklore", ce film donne rudement à réfléchir. Je vous propose de regarder la bande annonce, et ensuite de lire ce que j'en ai pensé.



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Le scénario : Le film se déroule en 2016. Devant la violence de plus en plus grande dans les banlieues parisiennes, le gouvernement décide de bâtir des murs tout autour des zones les plus dangereuses, qui isolent totalement la population de ces quartiers sensibles, et les privent de tout : éducation, soins médicaux, logements décents, eau et électricité... Au-dedans, ce sont les gangs qui font la loi, sans que la police n'exerce, ni ne cherche à exercer, aucun contrôle... Mais plus encore que ça, le mur qui les sépare du monde extérieur, témoigne du rejet d'une société "bien comme il faut" qui ne veut pas d'eux parce qu'ils sont différents, et ce mur brise tous leurs espoirs de s'en sortir, d'
une vie meilleure en-dehors de la cité. L'histoire se déroule dans une de ces banlieues, réputée la plus dangereuse de toutes : la banlieue 13 (B13). Deux ans auparavant, alors que le plus puissant des gangs de la banlieue 13 avait réussi à dérober un missile nucléaire qu'il prévoyait d'employer pour attaquer le centre-ville de Paris et les bureaux du gouvernement, un jeune habitant de la banlieue 13 et un jeune officier de police ont réussi ensemble à détruire leurs plans... et à sauver le pays de la catastrophe, c'est l'histoire du 1° film, Banlieue 13 (que je n'ai pas vu). A cette époque, le gouvernement avait fait beaucoup de belles promesses, il s'était engagé à rénover les banlieues pour en faire des lieux de vie décents. Mais 2 ans après, le gouvernement a changé... pas le reste. La banlieue 13 est toujours entourée d'un mur, ses habitants sont toujours ghettoïsés, misérables et malheureux. Et puisque le gangster le plus puissant, qui contrôlait tout le quartier, est mort, un vacuum de pouvoir s'est installé, et 5 gangs basés sur des critères ethniques (arabes, africains, blancs "skinheads", latinos et chinois) se livrent une guerre sans merci pour la suprématie du pouvoir.
Le 2° film de la série raconte l'histoire d'un complot, monté par des ministres ambitieux, des policiers peu scrupuleux et des hommes d'affaires corrompus, pour "régler le problème des banlieues" qui "coûtent chères à l'Etat"... en détruisant les banlieues avec tous ses habitants, après avoir au préalable excité l'opinion publique contre ses habitants par de faux prétextes, pour construire de nouveaux centres industriels à la place. Le Président de la République lui-même, manipulé pa
r son entourage, donne son feu vert au processus tout en exigeant que toutes les banlieues soient évacuées avant leur destruction, et que leurs habitants soient traîtés avec respect et dignité... ordre duquel les militaires chargés de réaliser ces plans n'ont rien à faire. Les deux héros du 1° film se retrouvent, et ensemble ils travaillent à unir les gangs rivaux, pour combattre ensemble leur ennemi commun. Et sauver la banlieue 13.

Ce n'est pas telle
ment mon genre de film. J'étais avec mon ami, et il aime bien ce genre de film, alors j'ai regardé avec lui. Mais il m'a tout de même fait réfléchir sur un point, que j'avais envie de partager. Ce film montre la sous-culture des banlieues telle qu'elle l'est vraiment, sans tous les clichés qu'on peut avoir. Sans non plus les idéaliser, le film ne cherche pas à cacher toutes mauvaises choses qui se passent dans ce milieu. Mais à chaque fois que je vois des films ou d'autres choses qui me font entrer en contact avec la vie des jeunes des banlieues, je constate qu'au-delà de la violence, de la drogue et de la haine, il y a quelque chose que j'admire chez ces jeunes. C'est que même si dans leur quartier la seule loi et la loi du plus fort, et qu'ils sont capables de choses vraiment graves, entre eux règne une fraternité qui est plus forte que tout... même leur propre violence. Dans un quartier où tout le monde manque de tout, il n'y a plus de différence sociale, et la concurrence à tout va qu'on ressent partout dans notre société laisse place à une solidarité des misérables. La première valeur des banlieues, c'est la famille... et la famille, c'est toute la banlieue. Une "racaille" (mot que je déteste et que je n'utilise jamais) est capable de se faire tuer pour ceux qu'il aime. Même dans un gang de rue, pour qui les magouilles en tout genre font partie du quotidien, et qui pour se faire entendre brûlera les voitures de gens qui ne sont pour rien dans leur situation, la première valeur du gang c'est la solidarité... si vous me me croyez pas, allez casser la gueule au membre d'un gang, vous verrez comment réagiront les autres pour le défendre ! Même si je ne peux absolument pas approuver tout ce que font ces jeunes, j'ai tout de même un très grand respect et une énorme admiration pour la fraternité qui les unit entre eux. Et à ce niveau-là, je crois que notre société, surtout en Europe où l'abondance matérielle nous conduit tellement souvent à l'individualisme, a énormément de choses à apprendre de ces jeunes qu'on appelle "racailles" et qu'on rejette, sans se rendre compte qu'on serait probablement nous-mêmes comme eux si on était né dans leur quartier. Je le pensais déjà depuis longtemps, et Banlieue 13 Ultimatum m'a encore renforcé dans cette pensée : en tant que chrétiens, nous avons énormément à apprendre de ces jeunes, et de la fraternité qui les unit ! Les jeunes chrétiens du XX° Siècle ont de quoi en prendre de la graine !!!

Pour conclure, je mets le clip de la chanson Artisans de paix, du rappeur chrétien Meshak (qui fait partie du collectif Konexion). Elevé dans les banlieues chaudes de Bordeaux, Meshak est un ancien délinquant lui-même... mais depuis qu'il a découvert Jésus, sa vie, et son rap, ont radicalement changé : maintenant finis les mauvais coups et les paroles violentes, il rappe pour faire passer un message de paix et d'espoir pour les banlieues, et pour faire découvrir Jésus aux jeunes de ces quartiers. Comme lui, plusieurs rappeurs rappent pour faire découvrir aux jeunes un message radicalement différent... aux Etats-Unis c'est courant, mais même en France de plus en plus de rappeurs osent aller à contre-courant de l'image associée à leur musique, en rappant pour Dieu. C'est encore marginal, mais ça augmente. Ca se fait dans toutes les grandes banlieues françaises, région parisienne, Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg... Quelques noms : Manou, Leader vocal, Méshak, MCEvangelist, Les 2 Témoins, Blood Kost... Et qu'on soit d'accord ou pas avec leur message, les amateurs de hip-hop admettront bien après avoir écouté que ça ne se fait pas aux dépens de la qualité musicale.
Puisque j'y suis, autant annoncer tout de suite qu'un article sur ce thème arrivera très bientôt. En attendant si ça vous intéresse, une recherche sur YouTube ou Myspace vous permettra d'en savoir plus sur ces rappeurs... différents.

samedi 14 mars 2009

Left behind


Salut tout le monde !

Jeudi soir, avec mes amis du groupe de prière du GBU, nous avons regardé un superbe film (merci Anne-Sophie pour la vidéo :-) ). Il s'agit de Left behind : Etat de guerre (je vous préviens, le synopsis d'Allociné est pourri...) J'avais déjà énormément entendu parler de ce film, et j'avais depuis longtemps très envie de le voir. C'est un film d'action comme on peut en voir tant au cinéma, mais le scénario est entièrement basé sur la Bible, et l'histoire de déroule pendant l'Apocalypse...

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Ce film est adapté d'une série de romans par Tim LaHaye et Jerry Jenkins. Le scénario : peu de temps avant a eu lieu l'Enlèvement, événement dont parle l'Apocalypse lors duquel tous les chrétiens seront enlevés. L'histoire se passe donc pendant la période de la Grande Tribulation, le règne se l'Antéchrist. Mais même si l'Eglise est enlevée, ceux qui sont sur Terre ont toujours la possibilité d'accéder au salut. L'ascension au pouvoir du mystérieux Nicolae Carpathia, qui vient d'établir un gouvernement mondial garantissant la paix universelle, éveille les soupçons, nombreux sont ceux qui le soupçonnent d'être en réalité l'Antéchrist. Après avoir échappé de justesse à un attentat, le Président Américain charge les Williams et les Miller, deux couples chrétiens qui se sont tournés vers Jésus suite à l'Enlèvement, de découvrir qui se cache derrière le complot. Et peu de temps après, le Président découvre la terrible vérité : Nicolae, qu'il a lui-même soutenu dans la mise en place de son Nouvel Ordre Mondial, est bel et bien l'Antéchrist, et c'est lui qui est à l'origine de l'épidémie : il a réuni les plus grands scientifiques mondiaux qui ont créé pour lui une arme biologique, et il a contaminé les Bibles qui ont ensuite été vendues... Le Président tente d'empêcher Nicolae de mettre ses plans à l'exécution par des stratagèmes politiques et des alliances avec les grandes puissances du monde libre, mais il échoue lamentablement, et ne peut empêcher le déclenchement d'une guerre planétaire terrifiante. Pendant ce temps, les Williams et les Miller luttent eux aussi contre l'Antéchrist, mais avec des armes radicalement différentes : la prière et la foi... Et par le nom de Jésus, ils emportent la victoire. Pour en savoir plus, regardez le film !

Une précision s'impose tout de suite : l'histoire est purement fictive, et elle doit être prise comme telle : c'est une fiction, tout simplement, une histoire entièrement imaginaire. De plus, le schéma du film se calque sur une des interprétations possibles de l'Apocalypse, l'interprétation pré-millénariste qui affirme que l'Eglise ne sera plus sur terre pendant le règne de l'Antéchrist, interprétation qui n'est pas partagée par l'ensemble des chrétiens. Ce film rencontre donc bien des critiques. Mais quelle que soit notre position sur le débat sur l'Apocalyspe dans mes milieux chrétiens, qu'on soit d'accord ou non avec l'interprétation que font les auteurs, il y a de précieuses leçons à tirer de ce film. Et ce sont ces leçons que j'avais envie de partager cette semaine.

Tout d'abord, une des premières scènes du film provoque parmi nous un grand moment d'émotion : il s'agit d'une scène de mariage. Un homme et une femme se promettent devant Dieu de toujours s'aimer, se chérir et se soutenir l'un l'autre, dans les jours heureux comme dans les difficultés. Et Bruce et moi nous nous regardons d'un air ému, et nous nous disons : ça, ce sont les plus beaux moments d'une vie ! (Comme quoi, ce n'est pas réservé aux filles, les mecs aussi pensent à l'amour avec émotion ! cf mon blog sur ce thème, qui d'ailleurs vient de redémarrer après une longue pause).

Une des choses qui m'a le plus marquée dans ce film, c'est de voir à quel point tous les plans grandioses des hommes puissants sont vains. L'Alliance opposée à Nicolae dispose d'un stock massif d'armements, et élabore des stratégies militaires exceptionnelles pour renverser leur ennemi, mais rien à faire, tous leurs plans échouent, parce qu'il y a une main plus puissante en jeu que la leur. A l'heure des organisations politiques internationales, de l'ONU et de ses plans pour construire un monde de paix, c'est tellement important de se souvenir que la main de Dieu contrôle même l'action des grands de ce monde. C'est ce que le Président a finalement compris dans ce film, lorsqu'il s'adresse à Nicolae : "Aujourd'hui j'ai quitté l'Alliance, et j'ai rejoint votre véritable ennemi : Jésus-Christ !"

Et une remarque qu'Anne-Sophie a faite : c'est un très bon film d'action, comme il y en a tant au cinéma actuellement... mais ce qui est exceptionnel pour un film d'action, c'est que les héros prient toujours avant d'agir ! C'est vrai que ce n'est pas fréquent dans ce genre de films.

Et LE message le plus important que ce film nous a rappelés : un jour Jésus va revenir sur cette terre, pour juger le monde et prendre auprès de lui pour toujours tous ceux qui auront cru en lui, tous ceux qui l'auront accepté comme leur Sauveur, tous ceux qui auront reconnu qu'il est mort sur la croix à leur place. Et dans le nouveau monde qu'il nous donnera, la Parole de Dieu nous promet : "Dieu habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu." (La Bible, Apocalypse 21:3-4) Quelle merveilleuse espérance ! Est-elle déjà la tienne ?

Et pour ce qui est des multiples interprétations différentes de l'Apocalypse, notamment sur le débat sur la question si l'Eglise sera encore sur terre pendant le règne de l'Antéchrist ou non, je voulais profiter de cet article pour rapidement donner ma position. Les Juifs d'avant la venue de Jésus avaient dressé un schéma très précis sur comment, d'après leur compréhension des prophéties, devrait être le Messie. Le Messie est venu, c'était Jésus, et ils ne correspondait pas à leurs stéréotypes, du coup ils ne l'ont pas reconnu, et on connaît la suite... Donc, sur ces questions, puisque la Bible ne nous permet pas de trancher de façon claire, il y a des éléments en faveur de toutes les différentes théories, je préfère ne pas établir de schéma trop strict, et m'en tenir à ce que l'Apocalypse dit clairement. Et j'ai envie de dire : si Jésus revient maintenant, pendant que je tape cet article, je suis prêt à partir avec lui ; s'il ne reviendra qu'après la Grande Tribulation, et que je devrai vivre le règne de l'Antéchrist, je suis prêt à l'assumer également, et je n'aurai pas peur de prendre position pour lui même sous le règne de l'Antéchrist. Et quoi qu'il en soit, je sais qu'à la fin de tout cela, Jésus sera vainqueur !!!

Le rôle principal, celui de Buck Williams, est joué par l'acteur Kirk Cameron. Un personnage atypique pour un acteur hollywoodien, puisqu'il est en même temps... chrétien convaincu, et évangéliste, et qu'il est présentateur de l'émission The Way of the Master sur TBN, la plus grande chaîne de télévision chrétienne des Etats-Unis ! Je vous partage son témoignage, et plus de choses sur lui, la semaine prochaine...

mardi 17 février 2009

Un monde parfait

Allez, je me permets un article ici en semaine, juste pour signaler ce super article sur le blog du GBU, par notre webmaster désigné David, sur le film Un monde parfait de Clint Eastwood, que nous avons regardé mercredi dernier au GBU. Je n'ai pas vu énormément de films d'Eastwood, et en général j'accroche moyennement (les goûts et les couleurs ne se discutent pas ^^, je n'ai absolument rien contre ses films mais moi ce n'est pas trop mon truc), mais là ce film m'a beaucoup touché et marqué. Parce que même si l'aventure se déroule dans un milieu très dur, l'amour y est omniprésent du début à la fin. Il m'a donné beaucoup à réfléchir. Et d'après les discussions que nous avons eues à la fin, je suis loin d'être le seul.

Bref, si vous voulez en savoir plus, allez lire l'article de David. Déjà rien qu'aujourd'hui (c'est rare qu'il y ait des commentaires tellement rapides sur le blog du GBU) : un de moi, et un d'Anne-Sophie qui a beaucouo aimé aussi.

lundi 29 septembre 2008

Walk the line

Pour démarrer mon blog, j'avais envie d'écrire un article sur un film que j'ai vu il y a quelque temps, et qui m'a beaucoup marqué. Il n'est pas dans ma liste de films préférés, mais si j'y mettais tous les films qui m'ont plu, touché et donné à réfléchir la liste prendrait toute la page. Il s'agit du film Walk the line.

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L'action se déroule dans les années 50-60-70, à l'ère des débuts du rock'n'roll. Walk the line est un film qui raconte la vie de Johnny Cash, un artiste contemporain et ami d'Elvis Presley. Arrivé au sommet de sa carrière au début des années 60, il enchaîne les succès, il est considéré comme la toute première rock-star, et ce à une époque où Elvis, futur King du rock'n'roll, a encore beaucoup de mal à percer. Mais pour autant Johnny souffre : il n'est pas heureux dans cette vie parce qu'elle l'oblige à être sans cesse séparé de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Dans le même temps, il est amoureux de la chanteuse Jane Carter qui tourne avec lui, et une relation difficile s'installe entre eux, chacun étant marié et ayant des enfants de son côté. Dans le rythme endiablé d'une carrière faite de 300 concerts par an, face au non-sens absolu de sa vie et aux blessures dues à son amour destructeur pour Jane, il sombre très vite dans la dépendance à l'alcool et à la drogue. Sa vie est une application du slogan-roi de la culture rock'n'roll : "Sex, drugs and rock'n'roll". Jusqu'ici rien d'extraordinaire, c'est malheureusement la situation similaire de dizaines de chanteurs de cette époque. Mais alors que Johnny est au plus bas, et désespéré, quelque chose va transformer sa vie... C'est cette histoire que ce film raconte.

Johnny Cash naît en 1932, dans une famille pauvre de cultivateurs de coton, dans l'Etat américain d'Arkansas. Dans le pays profondément marqué par le christianisme que sont les Etats-Unis, son père garde toutes les formes extérieures de la religion... ce qui ne l'empêche pas d'être alcoolique et de battre ses enfants. L'enfance de Johnny est marquée par la pauvreté rurale, les rudes travaux dans les plantations de coton et la dureté de son père. Mais il trouve le réconfort auprès de sa mère, une femme profondément bonne et aimante, et surtout avec une foi vivante en Jésus qu'elle partagera avec son fils. Et c'est dans le livre de cantiques de sa maman que Johnny apprendra à chanter, à 10 ans il en connaît déjà tous les chants par coeur, et ils le marqueront durant toute sa vie. Il est également très proche de son frère Jack, de 2 ans son aîné, mais celui-ci meurt à l'âge de 14 ans, d'un accident avec une scie circulaire. La mort de ce frère qui était aussi son meilleur ami et son confident fera beaucoup souffrir Johnny toute sa vie durant. D'autant plus que son père lui lance : "Le diable m'a pris le meilleur de mes fils. Pourquoi ce n'est pas toi qui est mort plutôt que Jack ? "
Des années plus tard, Johnny est mobilisé dans l'armée Américaine et est envoyé en Allemagne, à cette époque encore pays occupé. C'est là qu'il s'achète sa première guitare et forme son premier groupe. Il y écrit ses premières chansons, principalement sur la guerre et sur sa souffrance intérieure, mais il ne les chantera que beaucoup plus tard. A son retour, il s'installe à Memphis, où il se marie et a deux enfants. Mais il galère pour enchaîner les petits boulots, pour nourrir sa famille. Son épouse l'aime profondément et l'encourage à continuer. A côté, il continue de chanter avec des amis, ils forment un petit groupe de gospel, musique d'inspiration chrétienne à la mode à cette époque. Un jour, en 1954, Johnny décide de tenter sa chance : sans y croire, il se rend avec son groupe à une audition dans une maison de disques. Ils chantent les classiques du gospel, mais l'auditeur les arrête : musicalement ils ne sont pas mauvais, mais ils ne chantent pas avec le coeur, ils récitent seulement des paroles qu'on a déjà entendues des centaines de fois de la part de centaines de groupes différents. Que penser d'un groupe qui chante l'amour de Dieu et l'espérance en Jésus, alors qu'eux-mêmes paraissent désespérés et n'ont par ailleurs aucune foi. Alors, Johnny a une idée : il chante pour la première fois les chansons qu'il avait écrites en Allemagne, et... à sa grande surprise, le producteur accepte de les enregistrer, et son disque fait les meilleures ventes des Etats-Unis ! En quelque temps, Johnny Cash est devenu l'artiste le plus célèbre du pays, et il multiplie les succès, les concerts et les tournées. Sa chanson la plus célèbre, Walk the line, a donné son titre au film sur sa vie. Il se tourne alors vers une musique de plus en plus rock'n'roll, rencontre Elvis Presley et chante avec lui. Pour sa famille, désormais plus de problèmes d'argent ! Mais les choses ne vont pas mieux pour autant : Johnny est de plus en plus souvent en tournée, et sa femme et ses enfants le voient de moins en moins. Et très vite, un autre problème surviendra...
En tournée, Cash fait la connaissance de la jeune chanteuse June Carter, qui vient de traverser un très douloureux divorce. Une relation amoureuse s'installe entre les deux artistes, et ils chantent de plus en plus souvent ensemble en public, ce qui entraîne la jalousie de la femme de Cash, qui a évidemment compris. Le film Walk the line montre la passion destructrice que Cash porte à Carter, mais pourtant celle-ci refuse que leur relation soit connue de tous, par peur du qu'en dira-t-on. Pris au piège entre son amour fou pour June Carter, la jalousie de sa femme et les problèmes dans sa famille, et toujours ce sentiment de non-sens absolu de toute sa vie, et influencé par d'autres artistes qu'il rencontre en tournée, Cash sombre peu à peu dans l'enfer de l'alcool et de la drogue. Malgré une carrière glorieuse, il est de plus en plus désespéré.
En 1965, c'est la fin de sa carrière : il est arrêté par la police qui le soupçonne de transporter de l'héroïne depuis le Mexique. Il est libéré, parce qu'il n'a sur lui que des amphétamines, alors produit légal. Mais désormais tout le monde sait : Johnny Cash est dépendant à l'alcool et aux amphétamines. Lorsqu'il rentre enfin chez lui, sa femme se met à l'insulter à cause de ses problèmes et de sa relation avec June Carter, et au cours d'une violente dispute Cash bat sa femme devant les yeux de leurs enfants. Immédiatement, sa femme divorce, et part avec ses enfants, qu'il ne reverra plus jamais. Après cela, brisé de ne plus voir ses enfants, il sombre plus profondément encore dans la dépression et dans la drogue, et à cause de son comportement se brouillera aussi avec June, ce qui empirera encore sa situation. Pendant 3 ans, il vit ainsi.
En 1968, il est au plus bas, et désespéré. Alors, il décide de s'isoler pendant un mois avec sa mère et June Carter, qui lui a promis que s'il guérissait elle l'épouserait. Au début, il est désespéré, il pense qu'il ne s'en sortira jamais, et il se dit à lui-même qu'il n'a jamais rien d'utile. Il se souvient sans cesse de ce que son père lui a dit à la mort de Jack, et il pense : "Mon père avait raison, c'est moi qui aurais dû mourir à la place de Jack. Moi je n'ai jamais rien fait de bien de ma vie, je n'ai fait que souffrir tous ceux que j'ai connus : Maman, mon ex-femme, mes enfants, June..." Mais avec l'aide de June et de sa mère, il réussit à se désintoxiquer complètement. Dans le film, quelques vagues allusions à Dieu dans les paroles de Cash et de June Carter font penser aussi à un changement spirituel.
Alors, Cash entame une nouvelle étape dans sa carrière : il désire rattraper le mal qu'il a fait et redonnant l'espoir à ceux qui comme lui, sont désespérés. Au cours d'une tournée immédiatement après sa désintoxication, il demande pardon à June Carter pour tout ce qu'il l'aura fait souffrir, et en plein milieu d'un concert, au cours d'un duo avec elle, il lui demande publiquement de l'épouser. Celle-ci accepte, ils se marient un mois plus tard et auront un enfant. Par la suite, il décide d'enregistrer deux albums live lors de deux concerts... dans une prison ! Une grande partie de sa carrière sera dorénavant consacrée à chanter pour les prisonniers, pour leur apporter l'espoir là où ils sont. Avec sa nouvelle épouse, ils donneront encore beaucoup d'autres concerts dans des prisons, avec des paroles destinées à apporter l'espoir aux détenus. Cash reçoit des lettres de tout le pays, de fans qui le remercient parce que par ses chansons, ils ont retrouvé l'espoir et ont pu être délivrés de graves difficultés dans leur vie : alcoolisme, drogues, dépressions... Et c'est là que le film s'arrête.

J'ai bien aimé ce film, il montre très bien les drames intérieurs de la vie de Johnny Cash. Mais j'ai été déçu qu'ils n'expliquent pas davantage ce qui s'est passé lorsque, pendant ce fameux mois de janvier 1968, Cash s'est isolé avec sa mère et June Carter et a été désintoxiqué et a retrouvé l'espoir pour recommencer une nouvelle vie. Mais on ne pouvait pas espérer ça d'un film comme ça, c'est assez normal. La page Wikipédia consacrée à Johnny Cash dit seulement : "il se redécouvre une foi religieuse". Heureusement, Cash lui-même en dit plus dans son autobiographie, Cash, the autobiography (je ne pense pas qu'elle ait été traduite en français.) J'en parlerai plus en détail dans le prochain article, la semaine prochaine...